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PROFUSION DE LABELS EN KABYLIE

Signe de force ou de faiblesse?

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Beaucoup d' arguments plaident pour une reformulation de la démarche qui devra, selon beaucoup de connaisseurs, être plus inclusive.

L'huile d'olive de Kabylie connaît une dynamique encourageante, ces dernières années, avec la tendance à la labellisation enclenchée à travers les communes de la wilaya de Tizi Ouzou. A Maâtkas, la production locale est dans une courbe de qualité ascendante, depuis deux années. C'est la même tendance dans la région d'Azazga avec l'enclenchement d'une procédure de labellisation de l'huile d'olive d'Ath Ghobri. De grands espoirs nourrissent les démarches initiées par des producteurs locaux et bien soutenues par les services concernés et les pouvoirs publics.
Toutefois, cet optimisme ambiant doit être relativisé pour une seule raison. Si les huiles de Maâtkas et d'Ath Ghobri obtiennent un label «huile de Kabylie», les autres communes doivent-elles chacune en obtenir un? Dans ce cas, des experts s'accordent à dire que les labels créés peuvent souffrir du manque de fiabilité, car à l'international, les quantités commercialisables pourraient dépasser les capacités de production d'une région, aussi petite soit-elle.
Une différenciation horizontale et concurrence forte caractérisée par une multiplicité des labels instables à cause de leur petite taille. Ces derniers sont par conséquent, moins viables. Cette multiplication de labels avec des caractéristiques semblables crée de la confusion chez les clients, nationaux et internationaux, et rendent donc le label moins fiable, donc moins solvable sur les places marchandes. En effet, hormis l'appellation Maâtkas ou Achvali Nath Ghobri, l'huile produite en Kabylie semble avoir les mêmes caractéristiques. Parallèlement à ces ressemblances qui affaiblissent les labels, la caractéristique géographique est très importante dans la détermination de la fiabilité. Sur les places marchandes, surtout en passant à l'export, celles-ci réclament des quantités plus grandes du produit. Pouvoir satisfaire la demande détermine, en effet, la crédibilité de l'offre. Et c'est à ce stade qu'un autre obstacle entre en jeu. Une seule région, étendue géographique d'un label ou une appellation, ne peut à elle seule garantir la solvabilité de l'offre.Tous ces arguments plaident pour une reformulation de la démarche qui devra, selon beaucoup de connaisseurs, être plus inclusive. C'est d'abord la notoriété de l'huile d'olive de Kabylie. Comme à Azazga ou à Maâtkas, les huiles font partie de l'appellation générique, huile de Kabylie produite à travers près d'une dizaine de wilayas, de Boumerdès à Jijel et de Tizi Ouzou à Sétif. Un vaste territoire qui revendique ce nom pour ses huiles d'olive. La profusion de labels sur ce même territoire risque donc d'être plus un handicap qu'une force.L'autre argument avancé par les connaisseurs a trait au point de vue économique. Les marchés internationaux dominés par de géants producteurs d'huile d'olive comme l'Espagne et même la Tunisie sont très demandeurs. Ces mêmes grands producteurs recourent parfois à l'importation d'olive, pour pouvoir satisfaire la demande mondiale. Une réalité internationale qui ne laisse aucune place aux petits producteurs.

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