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HORRIBLE ACCIDENT DE LA ROUTE À TIPASA

7 morts et 1 blessé

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encore des victimes du terrorisme routier!encore des victimes du terrorisme routier!

La raison principale de cet accident est, selon l'enquête de la Gendarmerie nationale, le dépassement dangereux effectué par le chauffeur du minibus.

Encore du sang sur la route. Sept morts et un blessé se sont ajoutés, hier, au «gros» bilan des accidents de la route. Le drame a eu lieu cette fois-ci dans la wilaya de Tipasa sur la RN 67 reliant la localité de Sidi Amar à la ville de Hadjout, aux environs de 6 heures du matin. L'accident en question s'est produit suite à une collusion entre un bus de transport des voyageurs en provenance de Hadjout à destination de Sidi Amar et un autre bus de transport universitaire. Il est dû au fait que le conducteur du minibus de transport de voyageurs circulant sur le sens inverse a effectué un dépassement dangereux au lieu-dit Tamlat percutant ainsi le bus des étudiants provenant de la ville de Hadjout en direction du centre universitaire se trouvant à Sidi Amar. «Les victimes ont toutes été enregistrées parmi les voyageurs du minibus. Dans l'autre bus, il n'y a eu que le conducteur qui s'en est sorti avec de légères blessures, a précisé le lieutenant Yasmine Bouziane, chargée de communication, auprès du groupement territorial de la Gendarmerie nationale. «Les victimes ainsi que la personne blessée ont été transférées aux structures sanitaires de la région par les services de la Protection civile se rendant sur les lieux aussitôt informées», a fait savoir de son côté le chargé de communication à la direction de la Protection civile de Tipasa, le lieutenant Mohamed Michelik. «Les corps des victimes, âgées entre 30 et 50 ans, ont été déposés à la morgue de l'hôpital de Hadjout», a ajouté la même source. La Gendarmerie nationale territorialement compétente qui a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame a conclu son rapport, en affirmant «que la raison principale serait le dépassement dangereux effectué par le conducteur». Pour sa part, le directeur des transports de la wilaya de Tipasa, Salhi Ayachi a indiqué que le minibus à bord duquel se trouvaient sept personnes n'était pas inscrit sur le registre de transport comme véhicule de transport de voyageurs sur la ligne Sidi Amar-Hadjout. Il s'agit donc bel et bien d'un fraudeur. Les conclusions de l'enquête de la Gendarmerie nationale confirment, par ailleurs, que l'origine de cet accident similaire à celle des autres accidents macabres enregistrés jusque-là, repose sur le non-respect du Code de la route. Ironie du sort ou coïncidence du hasard, les auteurs de ces accidents sont dans la plupart des cas des chauffeurs de transport public. Réputés pour être «des chasseurs de pièces de monnaie», les chauffeurs ne cessent pas de confirmer désormais cette vocation. C'est le cas de le dire, car le respect de la vitesse légale et du non-dépassement sont censés être les premières règles qu'un conducteur de transport public doit assimiler en premier lieu. Le chauffeur d'un moyen de transport doit être altruiste par définition. Les voyageurs sont loin d'être une marchandise.
La vie d'une personne est inestimable. Le surnom de «chasseurs de pièces de monnaie est donné» en outre aux chauffeurs pour une autre raison. Les centres de perfection dans la conduite des moyens de transport de voyageurs et de marchandises prévus par le ministère des Transports et de l'Intérieur sont complètement boudés par ces derniers. La Fédération nationale des gérants de ces centres a lancé récemment un cri d'alerte. Animant une conférence récemment au siège des commerçants et des artisans algériens, Belaïd Taloumène, membre du Bureau national, a indiqué que l'engouement des chauffeurs sur ces centres est faible. «En boudant ces centres, les chauffeurs se privent d'une remise à niveau et d'une perfection à même de leur permettre de mieux maîtriser leur métier», a-t-il déploré.
Il est à rappeler que les services de la Protection civile ont enregistré durant ces dernières 24 heures la mort de 10 personnes et 18 autres blessées dans des accidents de la circulation routière survenus à l'échelle nationale. Les services de la Sûreté nationale ayant rendu par ailleurs dans la semaine écoulée le bilan des accidents de la route enregistrés en 2018, ont fait part de 693 morts et 17 948 blessés.
Le nombre d'accidents enregistré est de 15.211.

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