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TIZI OUZOU

Le Djurdjura sous un manteau blanc

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Le Djurdjura sous un manteau blanc

Du côté du littoral, c'est toujours la même rengaine. Lorsque les pluies se font plus denses, ce sont les routes qui sont fermées par les amas de boue et de pierrailles.

Les tempêtes de neige qui s'abattent sur le centre du pays ont engendré des fermetures de routes essentiellement sur les hauteurs du Djurdjura. Sans surprise, la RN 33 reliant Tizi Ouzou à Bouira est fermée sur une distance de six kilomètres au niveau de la commune d'Aït Boumahdi. Les neiges ont engendré l'arrêt de la circulation depuis la nuit d'hier. A Tirourda, daïra d'Iferhounen, c'est la RN 15 qui est dans le même état sur huit kilomètres. Ce tronçon relie aussi la wilaya à Bouira. Toujours sur les cimes du Djurdjura, à Illilten, la neige a causé la fermeture du chemin de wilaya CW 38 à Ichelladhen. La route relie Tizi Ouzou à Béjaïa. La même route est fermée entre Illilten et Iferhounen sur une distance de 14 kilomètres. C'est ce même CW 38 qui est également fermé par les neiges au niveau de la commune d'Abi Youcef.
En fait, ce sont toutes les cimes du Djurdjura qui ont revêtu leur manteau blanc. Un habillage qui donne toute sa splendeur à ces montagnes majestueuses. Mais cette beauté est souvent chèrement payée par les habitants qui manquent de toutes les commodités nécessaires à la vie quotidienne. Ces dernières années, l'arrivée du gaz de ville a soulagé les populations de ces communes. Les efforts inlassables des services concernés au sein des communes et le renforcement de leurs parcs par des chasse-neige commencent à donner de très bons résultats.
Du côté du littoral, c'est toujours la même rengaine. Lorsque les pluies se font plus denses, ce sont les routes qui sont fermées par les amas de boue et de pierrailles. Les travaux sont souvent mal faits au point que quelques minutes de pluie bloquent toutes les artères de la ville littorale de Tigzirt. Le centre-ville est inondé dès les premiers mois de l'automne, rendant la circulation infernale. A travers les communes, les routes qui restent abandonnées tout le long de l'année, deviennent de véritables rivières lorsque la pluie arrive. Les déchets et autres ordures, comme les bouteilles en verre et en plastique, bouchent tous les avaloirs et les voies d'évacuation des eaux pluviales. Ces dernières années, le phénomène prend des proportions alarmantes.
Il n'y a pas si longtemps, les neiges étaient synonymes de beauté et de misère. Ces dernières années, en plus de ces efforts, même les services de sécurité et l'ANP se sont joints pour venir au secours des populations lorsque les moyens des communes sont dépassés par la neige. A travers plusieurs communes, les neiges qui atteignent souvent plusieurs mètres ont été chassées par les éléments de l'Armée nationale.
Enfin, il convient de signaler que les populations de la région ont intégré, depuis des siècles dans leurs traditions, les travaux de réfection des routes. A chaque arrivée de l'automne, les villageois procèdent en volontariats aux travaux de nettoyage des voies des eaux pluviales et autres désengorgements. Après l'indépendance, l'arrivée des communes a un peu éloigné les villageois de ces traditionnels réflexes. Les services de la voirie étaient censés faire ce travail, mais hélas, les élus qui se sont succédé aux assemblées n'ont pas su joindre le passé au présent. Aujourd'hui, même les villages sont inondés lorsque les pluies sont plus fortes, car ces travaux ont été abandonnés.

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