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CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL

Le torchon brûle entre Rabat et Riyadh

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L'autodétermination seule issue au conflit sahraouiL'autodétermination seule issue au conflit sahraoui

Dans un reportage diffusé jeudi dernier par la chaîne de télévision saoudienne Al Arabiya, le Front Polisario a été présenté comme étant le représentant légitime du peuple sahraoui.

Le Maroc est-il en train de perdre un de ses alliés de poids en ce qui concerne le Sahara occidental? Cela en a tout l'air en tout cas. Et il faut le dire: Il l'aura bien cherché. «Qui sème le vent récolte la tempête.» Une tempête qui vient du désert, qui risque de mettre le trône marocain sens dessus dessous. Et si l'on croit la presse qui lui est inféodée, la fièvre ne fait que commencer de monter. Les Marocains qui ont tiré la première salve ont connu une réplique à la hauteur de leur attaque...qui a carrément ciblé le prince héritier saoudien qui devait se rendre au Maroc. Une visite jugée inopportune et indésirable après la tournée qu'il avait effectuée dans certains pays arabes et au Maghreb, notamment en Algérie dont les positions sur le dossier sahraoui, basées sur la légalité internationale, sont diamétralement opposées à celles du Royaume chérifien, qui ne compte pas céder un pouce des territoires qu'il a annexés en 1975. Dans une interview accordée le 23 janvier à la chaîne qatarie Al Jazeera, le chef de la diplomatie marocaine a laissé entendre que le Maroc a émis des réserves quant à la récente tournée dans des pays arabes de Mohammed Ben Salmane, a écrit sur son site le journal marocain Yabiladi. Nasser Bourita a de surcroît annoncé que «le Maroc a changé sa participation» au sein de la coalition arabo-islamique, sous commandement de l'Arabie saoudite, qui mène depuis mars 2015 la guerre au Yémen. Tout en annonçant de manière fracassante que Rabat a émis des réserves quant à la visite du prince héritier, Mohammed Ben Salmane, lors de la tournée qu'il avait effectuée en novembre 2018 dans certains pays maghrébins (Algérie, Tunisie et Mauritanie) et arabes (Jordanie, Egypte, Bahreïn et Emirats). «Les visites se préparent et il se peut qu'il y ait un désaccord sur leur timing et contenu, ce qui est normal», a asséné le chef de la diplomatie marocaine. Des déclarations qui s'apparentent à une offense qui allaient se payer cash. La contre-attaque est venue par le biais d'un média lourd. L'opportunité s'est présentée le 29 janvier. Une date qui n'était pas fortuite puisque c'est ce jour-là que l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental avait rendu compte de la table ronde qui s'est tenue les 5 et 6 décembre à Genève. La chaîne de télévision saoudienne a dézingué la position marocaine. Al Arabiya a préféré montrer des chars au milieu du désert, sans le moindre signe de développement dans la province (Sahara occidental, Ndlr)... Le conflit a même mis sur un même pied d'égalité le royaume et le Front Polisario, n'hésitant pas à évoquer la «République arabe sahraouie démocratique» rapporte la presse marocaine. «Un choix éditorial qui en dit long sur l'état des relations diplomatiques entre Rabat et Riyadh ces derniers mois. Fini le temps du ferme appui de l'Arabie saoudite à l'intégrité territoriale du royaume», constate amèrement le quotidien Yabiladi. Il y a une semaine, le club de football Al Hilal, sous l'influence de Turki Al Sheikh, (un proche du prince héritier qui préside l'Autorité générale du sport, mais aussi le Comité olympique saoudien, Ndlr), a publié à nouveau sur son site une carte du Maroc tronquée du Sahara occidental rapporte la même source. Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, c'est apparemment comme de la figue de Barbarie. Qui s'y frotte s'y pique! Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita l'a appris à ses dépens.

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