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SYNDICATS AUTONOMES ET MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE

Rupture du dialogue?

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les syndicalistes ont fait savoir qu'il y aura bien une grèveles syndicalistes ont fait savoir qu'il y aura bien une grève

Les six syndicats de l'éducation n'ont pas été au rendez-vous prévu, hier, avec les responsables de l'Education nationale au sujet du statut particulier du personnel du secteur.

Les tensions subsistent toujours entre les syndicats autonomes de l'Education et la tutelle. Le boycott de la réunion d'hier, devant se tenir avec les responsables du département et qui a porté sur le statut particulier des travailleurs du secteur, en est la parfaite illustration. Donnant des explications sur le pourquoi de la coupure du dialogue, Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) s'est dit, hier, en marge d'une conférence du bureau confédéral, interloqué par la situation. Dernièrement, «lorsque nous avons débattu autour de cette même question on nous a affirmé que le dossier était soumis à la commission ad hoc». Or, poursuit-il «une semaine plus tard on nous invite pour remettre la question du statut particulier sur la table». D'après lui, ce comportement n'est pas rationnel. Au vu de cet état de fait, Meziane Meriane estime donc que le boycott demeure la solution la plus adaptée. Il a en outre avancé que cette impasse est le fruit de la passivité de la tutelle. «Peut-on vraiment parler de dialogue sachant que toutes nos revendications ne sont pas prises au sérieux par l'autre partie?». Il explique encore que ça relève du non-sens que d'enchaîner les réunions avec la tutelle si on sait qu'elles n'aboutiront pas à de réelles solutions. C'est la même pointe de regret qu'on trouve chez le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura.
*Ce dernier va plus loin et qualifie les rencontres avec la tutelle de «mascarade». Evoquant la question cruciale des oeuvres sociales, notre interlocuteur a dénoncé le fait que Nouria Benghebrit ait décidé «unilatéralement» de prolonger le mandat d'une année sans même consulter ses partenaires sociaux. Boualem Amoura juge cette démarche de la ministre comme étant un moyen de «détourner les travailleurs des vrais problèmes qui émaillent leur secteur». Sur le point du statut particulier, le SG du Satef relève la même contradiction que son homologue du Snapest, expliquant que selon les avant-projets des PV des précédentes réunions, le dossier a été bien transmis à ladite commission ad hoc. Or «on nous invite à rediscuter de la même question». Cela, a-t-il ajouté, démontre «le manque de sérieux dont fait preuve la première responsable du secteur». Enfin, pour les actions de protestation à venir, les syndicalistes ont fait savoir qu'il y aura bien une grève dont la date sera tranchée le 15 février prochain. Pour eux, la contestation se poursuivra jusqu'à satisfaction des revendications portées par l'ensemble des fonctionnaires de l'éducation. Par ailleurs, la conférence de presse qui a eu lieu au siège de l'Unpef à Alger, a porté sur le refus du ministère du Travail de permettre aux syndicats de différents secteurs de constituer une Confédération d'organisations syndicales. Ces organisations relevant de tous les secteurs ont ainsi publié un droit de réponse en s'appuyant sur des textes de loi, lesquels n'ont pas été pris en compte par le ministère du Travail. Dans leur communiqué, les représentants syndicaux ont fait part de différentes observations pour défendre leur droit à la création de cette confédération. «En droit algérien et conformément à la Convention n°87 précitée, la procédure de constitution d'une organisation syndicale (ou confédération) ne prévoit pas qu'il y ait une «demande» (comme vous l'écrivez en objet de votre courrier), ce qui supposerait que l'Administration a un droit d'acceptation ou de refus», est-il souligné. «Une telle démarche serait non conforme aux prescriptions de l'article 8 de la loi précitée et de l'article 2 de la Convention n° 87 qui prévoient que la constitution d'une organisation syndicale ou d'une confédération se fait sous le régime de la déclaration, et non d'une demande d'autorisation ou d'agrément», énonce encore le document. Le président de l'Union nationale des travailleurs de l' éducation, Sadek Dziri, a rappelé que le dossier portant constitution de cette Confédération a été déposé au ministère du Travail le 30 décembre 2018 et a été suivi d'un refus à peine deux jours après. Ce dernier a en outre insisté sur le fait que tous les syndicats présents tiennent à ce droit de réponse, et que le dossier sera renvoyé de nouveau au même département, jusqu'à l'obtention d'un avis favorable.

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