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INSTRUMENTALISATION DES MINEURS ET DE L'ÉCOLE, INTIMIDATIONS ET MENACES

Ce "terrorisme" en tablier blanc

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Ce

Comment peut-on qualifier une vidéo où des enfants de 5 et 6 ans sont habillés en hidjeb et en djellaba par leurs enseignants qui leur font faire une prière collective pendant les heures de cours?

Choquant! L'école algérienne est-elle en train de se «talibaniser»? C'est en tout cas l'image qu'elle donne ces derniers jours avec la fausse polémique née de l'interdiction de la prière pendant les heures de cours. On est en train d'assister à un viol collectif des lois de la République, avec à la clé des détournements de mineurs. En effet, les islamistes qui vouent une haine viscérale à la ministre de l'Education nationale ont profité de l'occasion pour revenir à la charge, afin d'avoir la tête de la ministre de l'Education nationale. Ce qui aurait été de bonne guerre, si cela se faisait dans les règles de l'art. Néanmoins, ils ont choisi une autre voie... celle de l'instrumentalisation des mineurs, de la menace et de l'intimidation. Du terrorisme en bonne et due forme! C'est du moins le mot qui convient le mieux, pour les vidéos qu'ont publiées de prétendus enseignants sur les réseaux sociaux pour défier leur tutelle. Sinon, comment peut-on qualifier une vidéo mettant en scène des enfants de 5 et 6 ans habillés en hidjeb et en djellaba par leurs enseignants qui leur font faire une prière collective pendant les heures de cours? Pis encore, ce jeune instituteur use d'un langage violent et menaçant envers la ministre de l'Education nationale qu'il fait répéter à des bambins terrorisés. Cela sans qu'il n'omette de souligner, tenez-vous bien, que «ces enfants n'ont pas besoin d'étudier, mais qu'ils ont besoin de prier...». Oui, il a raison, il préfère former les futures générations à comment aller prier et les utiliser pour faire semblant de travailler et disparaître juste après la prière du Dohr jusqu'au lendemain... Oubliant au passage que dans l'islam le travail est une adoration. «El Aamal Ibada». Mais cela est le dernier souci de ce jeune homme qui a pourtant choisi l'un des métiers les plus nobles qui existent. Cet énergumène à la barbichette bien taillée, aux cheveux gominés et au tablier ouvert pour laisser apparaître son pull à la «mode» va plus loin en ne se contentant pas de filmer son acte. Il le diffuse sur les réseaux sociaux. Le droit à l'image, l'interdiction de filmer et diffuser des contenus concernant des mineurs sans autorisation parentale, interdiction de filmer ou prendre en photo ses élèves... Ce sont les lois des «kouffar» (mécréants, ndlr), on ne doit surtout pas les respecter car on est en croisade contre cette femme ministre qui veut moderniser l'école algérienne. Un endoctrinement dangereux qui montre la mainmise des intégristes sur l'école algérienne et explique leurs attaques répétées contre Nouria Benghebrit. Surtout que ce «preneur d'otages» n'est pas un cas isolé. Les réseaux sociaux sont inondés ces derniers jours d'autres photos et vidéos d'enseignants qui au lieu de faire le travail pour lequel ils sont payés, se sont découvert une vocation d'imam. Ils ont dans ce sens organisé des prières collectives avec leurs élèves qu'ils exhibent fièrement sur Facebook, Instagram et autres. Gravissime! Même durant les périodes les plus sombres du pays nous n'avons pas assisté à de telles «exhibitions». Leurs auteurs doivent être suspendus par la tutelle. La justice doit s'autosaisir et frapper d'une main de fer. Il est inadmissible que ce genre de choses se reproduise. On doit montrer l'exemple. Si cela avait été fait en 2016 à l'encontre de la fameuse enseignante de Barika (wilaya de Batna) qui avait eu le même comportement indécent avec ses élèves, on n'en serait pas là aujourd'hui. Il faut arrêter de confondre idéologie et pédagogie. Nos salles de cours sont là pour l'éducation et l'apprentissage. L'éducation islamique fait partie de cet apprentissage, mais elle ne doit pas devenir cet... apprentissage!

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