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BÉJAÏA

Sit-in pour la défense des libertés

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Les restrictions des espaces de liberté ne sont pas du goût de tout le monde. Certains militants ont jugé utile,hier, de dénoncer cet état de fait, exigeant plus de libertés.

Quelques dizaines de personnes, militants de la cause culturelle, des intellectuels, des journalistes, des enseignants et des étudiants, ont répondu à l'appel du Café littéraire de Béjaïa pour un rassemblement de protestation contre les restrictions des libertés, organisées, hier, devant l'entrée de la Bibliothèque municipale de Béjaïa. venus des quatre coins de la wilaya, les militants frondeurs ont dénoncé «les atteintes aux libertés et la mainmise des autorités sur les salles publiques de conférences». Cette action trouve sa raison d'être dans les interdits qui frappent depuis quelques mois le Café littéraire de Béjaïa. «La salle de conférences de la bibliothèque principale nous a été interdite depuis neuf mois sans aucun motif.
Le directeur de la culture l'octroie à qui il veut et la refuse à qui il veut», ont indiqué dans une déclaration, les membres du Café littéraire de Béjaïa, qui déplorent par la même occasion «une privatisation» d'un espace culturel par un fonctionnaire, entendre par là le directeur de la culture. Refusant «de continuer à rester passifs devant une telle injustice», les animateurs du Café littéraire de Béjaïa s'inscrivent dans une démarche de dénonciation «des atteintes graves aux droits et libertés», comme l'a souligné un représentant du Café littéraire qui exprime son ras-le-bol «du verrouillage des espaces d'expression culturelle et artistique, la privatisation des établissements culturels et l'affairisme culturel». Dans le sillage de cette action de protestation, les organisateurs ont appelé à la création d'un comité, qui aura pour mission de défendre les acquis démocratiques, qui se trouvent ces derniers mois menacés. L'octroi des autorisations aux associations, artistes, écrivains scientifiques pour exercer leur liberté d'expression dans les établissements culturels et la levée des entraves rencontrées à toute action culturelle, sont revenus comme un leitmotiv, dans les propos des différents intervenants, lors de ce rassemblement. Les Cafés littéraires sont devenus ces derniers temps les seuls espaces d'expression libre et font face à des restrictions qui mettent mal à l'aise les initiateurs. En l'absence d'une classe politique à même d'imposer le libre débat sur de nombreuses questions, les militants de tous bords s'inventent des espaces pour échapper au vide de l'heure, mais c'est sans compter sur le regard des autorités toujours qui veillent à tout. L'on se rappelle des différents interdits qui ont frappé ces espaces pour des raisons parfois légitimes et parfois trop exagérées. Que ce soit à Aokas ou Béjaïa, aujourd'hui objet de protestation, certains Cafés littéraires sont, en effet, mal vus par les autorités en charge de la gestion des affaires locales. Le bras de fer qui ne date pas d'aujourd'hui demeure de mise.

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