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LE NOMBRE DE CHÔMEURS A AVOISINÉ 1,5 MILLION EN SEPTEMBRE 2018

Les diplômés forment le gros des "troupes"

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Ils sont 386 000 dans la formation professionnelle et 408 000 dans l'enseignement supérieur, à ne pas trouver d'emploi.

Alerte! Les diplômés du supérieur et ceux de la formation professionnelle représentent plus de 54% des chômeurs. Un capital humain qui risque d'être dilapidé! L'Algérie doit revoir sa copie et sa stratégie, en matière d'emploi des jeunes, notamment. Très peu d'entre eux intègrent le marché du travail après avoir terminé une formation ou un cursus universitaire pourtant couronnés de succès. La cause est identifiée: entre la ressource humaine et les besoins du marché de l'emploi, il y a un décalage flagrant. La situation est même très préoccupante.
Le marché du travail ne peut pas absorber toute la masse des étudiants fraîchement diplômés. A cela, il y a bien sûr des conditions objectives qui font que bon nombre d'entre eux restent sur le carreau. La plus importante réside dans la singularité de l'économie nationale, dominée par le secteur des hydrocarbures. La dégringolade des prix du pétrole l'a notoirement affecté depuis la mi-juin 2014 et provoqué une crise financière sévère qui s'est logiquement répercutée sur un marché de l'emploi qui n'offre pas ou plus de perspectives à ceux qui ne «collent» pas à cette caractéristique. Une réalité qui débouche sur un contexte alarmant: l'Algérie ne récolte pas les fruits qu'elle a semés. Il y a déperdition flagrante de son investissement dans la formation professionnelle et universitaire. «Sur l'ensemble de la population en chômage, les diplômés de la formation professionnelle en constituent 26,4% (386 000 chômeurs), alors que les diplômés de l'enseignement supérieur en forment 27,9% (408 000 chômeurs)» indique un rapport de l'Office national des statistiques publié hier. Il y a une autre raison à cela. Laquelle? La surreprésentation des étudiants inscrits en sciences sociales et humaines, près de 65%, «ne répond pas aux besoins actuels de l'économie», avaient relevé les experts de la direction générale du Trésor français dans un rapport rendu public en septembre 2017. Il faut faire en plus avec, des perspectives qui sont loin d'être rassurantes. Il va falloir compter avec une courbe du chômage qui n'a pas été inversée. Les chiffres l'attestent. «Le taux de chômage en Algérie a atteint 11,7% en septembre 2018, contre 11,1% en avril 2017, soit une augmentation de 0,6 point entre ces deux périodes», fait observer le document de l'ONS. Le nombre de la population en chômage a ainsi été estimé à 1,462 million de personnes en septembre dernier, contre 1,378 million en avril 2018 et 1,440 million en septembre 2017, souligne la même source. Le taux de chômage est passé de 9% en avril 2018 à 9,9% en septembre 2018, chez les hommes alors que chez les femmes, il a connu une légère baisse, passant de 19,5% en avril 2018 à 19,4% en septembre 2018. La tranche d'âge des 16-24 ans est la plus impactée par ce fléau. Son taux de chômage s'est élevé à 29,1% en septembre dernier contre 26,4% en avril 2018, une hausse de 2,7 points. 51,3% sont des femmes et 24,6% des hommes.

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