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1045 MOUVEMENTS DE PROTESTATION DANS LES RUES DE LA CAPITALE

Non, l'Algérie n'est pas amorphe!

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Ces protestations gérées par la police algéroise sont en nette baisse par rapport à celles de l'année 2017 et concernent en majorité des problèmes d'ordre social, a souligné le contrôleur de police Mohamed Bettache, chef de la sûreté de wilaya d'Alger.

Certaines mauvaises langues ont tendance à rabaisser l'Algérien en un tube digestif sans aucune opinion ni ambition. Un terrible raccourci que viennent démentir les chiffres donnés par la police d'Alger. «1045 mouvements de protestation dans les rues de la capitale», a révélé, hier à Bab Ezzouar, le contrôleur de police Mohamed Bettache, chef de la sûreté de wilaya d'Alger lors d'une conférence de presse où il a fait le bilan de l'année écoulée. Ce chiffre est des plus évocateurs puisque, selon les dires du même responsable, on a noté une grosse baisse par rapport à l'année d'avant (2017) où 1765 mouvements de protestation ont été gérés par la police d'Alger. Ainsi, on voit que la rue algérienne «bouge» quand il faut le faire. Elle n'est pas amorphe comme on essaye de le faire croire. Il y a véritablement des mouvements et des bouillonnements sociaux exprimés par le peuple. Celui-ci n'a pas besoin qu'on lui dicte ce qu'il doit faire, mais bouge quand il s'agit de défendre ses intérêts. Des choses qui le touchent directement. Comme le souligne le premier responsable de la police d'Alger, «ces mouvements concernent en grande majorité des problèmes sociaux». Ce n'est pas Naïma Salhi ou un autre instrument politique qui va venir lui montrer le chemin qu'il doit suivre...Surtout que ce chiffre, qui est en baisse, montre la maturité des manifestants algériens, puisque la majorité de ces mouvements se sont constitués de façon pacifique, a assuré le même responsable. «Ils ont été gérés avec le savoir-faire de la police algérienne dans la gestion pacifique des foules avec le respect des droits de l'homme sans l'utilisation de mesures répressives», a soutenu le contrôleur Mohamed Bettache. Les habitants de la capitale peuvent en être témoins. A-t- on ressenti qu'il y avait eu autant de mouvements sociaux en 2018? Ils sont passés presque inaperçus, mis à part celui des médecins résidents où quelques dépassements ont été enregistrés. Comme a tenu à le mettre en évidence le chef de la police algéroise, «il y a savoir-faire chez ses hommes dans la gestion de ce genre de manifestations». Mais pas que! Puisqu'il met en avant la sagesse des manifestants ainsi que la réactivité des hautes autorités du pays aux cris de la rue. «La baisse significative de ces mouvements est due à une meilleure prise en charge sociale. Ce qui donne moins de raisons de manifester», a-t-il attesté. En fait, à voir les chiffres donnés par la Sûreté nationale d'El Bahdja, le gros problème réside dans le...football. «180 matchs ont été sécurisés en 2018 rien qu'à Alger. Cela a nécessité la mobilisation de 129 470 agents de police», a-t-il énuméré, non sans mettre en avant le fait que de graves dépassements ont été enregistrés. «480 personnes ont été transférées pour étude de cas alors que 970 ont été poursuivies en justice», a conclu le chef de la sûreté de wilaya d'Alger. Voilà donc des chiffres qui parlent...

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