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CLINIQUE D'ACCOUCHEMENT TARGA OUZEMOUR (BÉJAÏA)

Enfin, on y pense

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Le wali de Béjaïa, accompagné des directeurs de l'exécutif, a effectué une visite d'inspectionLe wali de Béjaïa, accompagné des directeurs de l'exécutif, a effectué une visite d'inspection

Fin prête pour être opérationnelle, il y a de cela près d'un an, la clinique «mère-enfant» de Targa Ouzemour, continue à fonctionner dans les anciens locaux dépassés et trop exigus.

Le wali de Béjaïa, accompagné des directeurs de l'exécutif, a effectué une visite d'inspection au niveau du projet de réalisation de la clinique d'extension «mère -enfant»,'dont les travaux sont déjà achevés, indique un communiqué de la cellule de communication de la wilaya de Béjaïa, qui précise que «le chef de l'exécutif a demandé au directeur de la santé de préparer la liste des équipements qui manquent et qui retardent l'ouverture de cette structure tant attendue par la population». Cette visite programmée ou pas est venue sans doute, suite aux incompréhensions et autres interrogations sur les réseaux sociaux devant un constat qui laisse perplexe. Que l'on en juge. Prévue pour être opérationnelle en avril 2018 avant qu'on ne décide d'un report, alors que l'ancienne structure déjà fortement saturée, continue à endurer une surcharge qui laisse peu de place à la prise en charge des patientes dans les meilleures conditions. Avec une capacité de 120 lits, quatre salles opératoires, cette nouvelle maternité demeure fermée. En juillet dernier, le CHU annonce qu'une enveloppe de 18 milliards de centimes a été allouée pour l'acquisition du matériel nécessaire à son lancement, mais à ce jour c'est le statu quo, que le chef de l'exécutif a constaté de visu lors de sa visite. En ordonnant au directeur de la santé de préparer la liste de l'équipe manquante, cela justifie largement le constat fait deux jours auparavant sur les réseaux sociaux. La mise en service de cette maternité permettra à coup sûr de désengorger les structures du CHU. Avec 40 lits uniquement pour le service de la pédiatrie, cette nouvelle structure ne manquera pas d'améliorer les conditions d'accueil des malades. D'où l'appel lancé au wali. Un appel qui semble avoir été entendu à la faveur de cette visite sur les lieux.
S'achemine-t-on vers une solution? Les premiers indices confortent cette hypothèse. Si pour la question du matériel il semble que la question soit prise en main, il reste à savoir si celle du personnel l'est tout autant. Sur place, on parle d'un manque terrible en ressources humaines, «ni infirmiers ni sages-femmes ne sont en nombre suffisant, quant aux anesthésistes, ce n'est même pas la peine d'en parler? «Faute de place, il nous arrive de mettre deux à trois patientes, admises pour accoucher, dans un même lit dans notre maternité», avouait un responsable de la polyclinique Targua Ouzemour lors d'une session extraordinaire de l'APW consacrée à l'examen du secteur de la santé dans la wilaya. Un patient peut attendre plus de trois heures avant d'être admis au service des urgences. Cet établissement est décrit souvent comme le parent pauvre du secteur sanitaire de Béjaïa. Spécialisée en gynéco-obstétrique, cette clinique compte 64 lits dans l'ancienne structure toujours en activité. Dotée du statut d'établissement hospitalier «mère-enfant» elle a été restaurée. Victime de sa bonne audience régionale, cette clinique subit un rush dû aux évacuations de la wilaya et des wilayas limitrophes. En plus clair, elle reçoit plus qu'elle ne peut recevoir. «Nous recevons des malades de Sétif, Jijel, Bordj», souligne un professionnel et ce, au détriment des plus démunis et des petites couches sociales de la région qui ne peuvent se permettre des soins chez le privé. Voilà ce qui explique toute l'urgence de l'ouverture de la nouvelle structure. La démarche des autorités doit être accélérée pour lever tous les doutes, quant aux mauvaises intentions qu'on leur prête présentement.

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