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PÉNURIE DE MÉDICAMENTS

Est-ce la fin de la crise?

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Qui a dit qu'il y a pénurie de médicaments?Qui a dit qu'il y a pénurie de médicaments?

Le président du Conseil national de l'ordre des pharmaciens, Lotfi Benbahmed, a indiqué que le ministère de la Santé s'est engagé au plus haut niveau pour régler le problème.

La crise liée à la pénurie récurrente de médicaments connaîtra-t-elle enfin son épilogue? D'après les affirmations du président du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, Lotfi Benbahmed, cela ne saurait tarder. Revenant sur les origines de cette situation qui perdure depuis près de 3 ans maintenant, il a soutenu que le fait d'interdire par anticipation l'importation d'un produit, car sa production devait être locale, était une «grosse erreur» de la part des autorités. Lotfi Benbahmed a expliqué, hier lors de son intervention à la Radio nationale Chaîne 3 qu'en fait, la problématique se situe au niveau des producteurs. «Certains d'entre eux s'étaient engagés à produire quelques molécules alors que c'est hors de leur portée», a-t-il souligné. Il a ajouté qu'en parallèle l'interdiction de l'importation de certains produits a été prononcée. Résultat des courses: «On s'est vite retrouvé avec la pénurie de gouttes oculaires ou encore de corticoïdes et antibiotiques injectables.» Lotfi Benbahmed appuie que la crise était telle que même les opérateurs de renom à l'image de Saidal ont été contraints de changer leur site de production. Cela a par conséquent «sérieusement perturbé la production de molécules qu'on avait pourtant l'habitude de maîtriser».
Sur le volet des importations, l'intervenant a précisé que celles-ci sont tributaires de la signature des programmes. Or dit-il «il y a des laboratoires qui avaient limité le quota des médicaments importés», ce qui a provoqué une pénurie «chronique». Sur ce point, Lotfi Benbahmed a affirmé que des propositions ont été soumises lors de la dernière réunion qui a regroupé les acteurs du domaine. Il s'agit principalement de «reformuler quantativement les programmes». Chose, soulève-t-il qui a été «prise en compte par le département de la santé pour l'année en cours». Le président du Conseil national de l'ordre des pharmaciens a d'ailleurs assuré que pour éviter une pénurie, le responsable du secteur s'est engagé à signer des avenants et même à délivrer des programmes d'importation au cours de l'année». L'hôte de l'émission se dit par là, optimiste quant au fait d'en finir avec ce problème.
Dans ce sillage, il a avancé qu'au-delà du système de réglementation qui reste à mettre en place ou encore le système d'information qui doit être établi, il y a la nécessité d'appliquer la réglementation existante. «Laquelle énonce une période de 90 jours pour constituer les stocks stratégiques de traitement.» Pour lui, l'établissement d'un système d'information est fondamental. «L'idée est de mettre en place un logiciel qui permettra à l'ensemble des pharmaciens d'officines de signaler systématiquement la pénurie de tel ou tel produit», a-t-il suggéré. Par ailleurs, Lotfi Benbahmed a indiqué qu'il faut penser en premier lieu, à mettre en place un tableau de bord pour définir les besoins du marché, afin d'y répondre au mieux. En attendant, il faut rappeler que 170 à 200 médicaments sont en rupture ou sous tension. 70 sont des produits fabriqués localement et 80 autres sont importés.

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