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PRÉCAMPAGNE ÉLECTORALE

Dans l'antichambre de la présidentielle

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Aux portes d'une campagne électorale qui promet d'être «particulière», si l'on prend en compte les postures des acteurs de la scène nationale, le pays donne l'impression de retenir son souffle à mesure que se rapproche le jour «J.» Mais cette «impression», il faut bien le reconnaître, artificiellement gonflée par un usage «maladroit» des réseaux sociaux, ne rend pas l'exacte vérité du tableau qu'offre le paysage politique national. Certaines parties, sans vraiment savoir ce qu'est un rendez-vous électoral, s'échinent à vouloir trouver une posture qui soit la plus proche possible de ce qui se pratique sous d'autres cieux. Cela dans une apparente ignorance des réalités sociologiques du pays profond, et du véritable fonctionnement des opinions publiques, tant algériennes qu'étrangères.
La précampagne prend, de fait, des couleurs imprécises de sorte à ce qu'on n'ait pas réellement l'impression d'être dans l'antichambre d'un rendez-vous politique majeur. Les uns et les autres affûtent, certes, leurs armes et économisent leurs munitions pour la grande bataille, il n'en demeure pas moins que les convictions ne semblent pas assez fortes pour donner du sens aux discours des partisans des postulants à la magistrature suprême. Exception faite néanmoins de ceux du président-candidat qui développent une démarche visiblement bien étudiée, avec des codes précis et des étapes dans leur communication.
Même si celle-ci paraît «surannée» et pas du tout dans l'air du temps, en tout cas, difficilement exploitable de manière judicieuse dans le format actuel, il reste que l'impact sur la société est loin d'être négligeable. L'alignement derrière la candidature du chef de l'Etat de tous ces partis et organisations, procède d'une démonstration de force qui, en apparence, ne résiste pas aux railleries d'internautes sur les réseaux sociaux, mais au final, a déjà prouvé son efficacité auprès de l'électorat.
Les autres comités de campagne en sont encore à se concerter en interne, ne laissant paraître que quelques timides «manifestations» quasi exclusivement sur les réseaux sociaux. Il se dégage une autre impression, assez proche de la réalité celle-là, que le pays s'engage dans une joute asymétrique où une myriade de prétendants ne dispose pas du dixième du soutien dont bénéficie un seul. Dire que les jeux sont faits, serait aller un peu trop vite en besogne, mais au rythme où vont les choses, l'on peut se retrouver avec une drôle de campagne électorale, dans une large proportion, axée sur le cyberespace.
A moins que les prétendants adversaires du président candidat surprennent l'opinion nationale par un exploit politique majeur, en optant pour une candidature unitaire de l'opposition. Mais cette option est déjà classée dans la case de la fiction politique. En définitif, à défaut d'être intéressante, la précampagne électorale pour la prochaine élection présidentielle, aura démontré un déficit d'imagination d'une scène politique, qui ne parvient pas à convaincre les Algériens.

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