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PRÉSIDENTIELLE 2019: CERTAINS PARTIS DE L'OPPOSITION PLAIDENT POUR UN CANDIDAT CONSENSUEL

Le syndrome de Mazafran

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Le contexte est totalement différent, l'opposition n'est plus ce qu'elle étaitLe contexte est totalement différent, l'opposition n'est plus ce qu'elle était

Il est inconcevable de trouver un terrain d'entente dans un laps de temps qui sépare l'opposition de la joute présidentielle pour proposer un «candidat consensuel».

L'opposition ne semble pas être prête à recoller ses morceaux qui ont été ébréchés lors de la fameuse rencontre estampillée du sceau de la plate-forme de Mazafran dans le cadre de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (Cltd). Cette démarche se voulait comme une alternative au pouvoir en place. Les points nodaux de ladite plate-forme se manifestaient autour d'«une transition démocratique, des élections présidentielles anticipées, une Constitution consensuelle et une haute Instance indépendante de supervision des élections», suggérait la plate-forme des personnalités et des partis qui constituaient jadis, la Cltd. On entend aujourd'hui, ici et là, la nécessité de trouver un consensus autour d'un «candidat consensuel» pour qu'il soit un label sûr à vendre lors de l'élection présidentielle de 18 avril prochain. Cette proposition a été lancée par le président de Front de justice et de développement (FJD), Abdellah Djaballah. Cette proposition que personne n'attendait, surtout qu'elle émane de la variante radicale de l'islamisme, semble ne pas connaître le même «engouement» qui a caractérisé le conglomérat constitué de personnalités et de formations politiques dites d'opposition en 2015 sous l'appellation de Cltd.
Le contexte est totalement différent, l'opposition n'est plus ce qu'elle était avant, même si les fissures commençaient à se faire sentir à cette époque à cause des problèmes de leadership et des nuances politiques et idéologiques qui s'exprimaient vertement, mais l'ensemble des représentants de la Cltd jouait le jeu de la cohérence et l'homogénéité en dissimulant les divergences de taille qui taraudaient la Coordination.
Si l'initiative qui consiste à mettre en oeuvre une démarche visant à proposer un «candidat consensuel» s'avérerait vraie, il faut dès maintenant dire haut et fort que cette démarche est plus une fantaisie et une fumisterie qu'une démarche réelle. Les raisons sont multiples, la réalité est têtue, elle ne peut en être un piédestal pour consacrer la supercherie et les vétilles à répétition quant à une opposition qui ne sait plus à quel saint se vouer. La joute de la présidentielle du 18 avril prochain vient de secréter son jeu, les candidats commencent à se faire connaître davantage y compris ceux de l'opposition. Il s'agit d'un processus disparate affichant un tableau où l'opposition est dépourvue d'une voix commune et homogène. Chaque parti de l'opposition y va de son discours et de sa conception pour se démarquer de cette joute. Une partie de cette opposition a préféré le boycott tous azimuts, une partie a opté pour la participation et une autre préfère cultiver le suspense et faire dans l'attentisme avant d'annoncer son «oracle».
Il est inconcevable de trouver un terrain d'entente dans un laps de temps qui sépare l'opposition de la joute présidentielle pour proposer un «candidat consensuel». la situation est toute autre, même le résidu de la Cltd n'est plus ce groupe qui constituait une espèce d'«interface» politique. Ce conglomérat s'est disloqué lors des élections législatives précédentes. Le motif, la participation de certains partis de cette Coordination qui s'attelaient à entreprendre une initiative où l'ensemble des protagonistes devait se tenir à l'engagement tel qu'il avait été énuméré et étayé dans la plate-forme de Mazafran, à savoir exiger une transition démocratique, s'entendre sur une Constitution consensuelle et asseoir les jalons d'un consensus national.
Cette conception a été réduite à néant par certains de ses promoteurs comme c'est le cas pour le MSP qui a préféré participer aux deux joutes électorales, les législatives et les locales. Mais le fossé s'est creusé davantage quand le même MSP via son président Abderrezak Makri a opté pour une initiative semblable à celle de la plate-forme de Mazafran, mais avec une retouche qui a suscité le courroux des partis et personnalités qui constituaient le groupe du Mazafran. Makri a suggéré une transition démocratique où l'institution militaire doit veiller à sa concrétisation et sa réalisation. Cette «initiative» a remis en cause toute la plate-forme de Mazafran et annonçant ainsi la dislocation claire et nette de l'initiative de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD). La démarche entreprise par ceux qui plaident pour un «candidat consensuel» n'a pas la force et les critères d'il y a 4 ans où la plate-forme de Mazafran se prenait pour une gageure qui puisse aller de l'avant et négocier le pouvoir dans une perspective de concrétiser les points essentiels en rapport avec une transition démocratique et une Constitution consensuelle. La proposition de certains partis politiques visant à aller à la joute présidentielle prochaine avec un seul candidat risque de connaître le même syndrome de Mazafran.

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