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BOUIRA

L'ELECTION SUSCITE LE DEBAT

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L'ELECTION SUSCITE LE DEBAT

L'Algérie a besoin aujourd'hui d'un président en mesure de relever les défis économiques, sécuritaires. Israël est à quelques pas de nos frontières avec le Tchad et cette entité sioniste ne nous pardonnera jamais notre position quant à la question palestinienne...»

Depuis l'officialisation de la candidature de Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle du 18 avril prochain, la rue bouirie s'est emballée. Partagés entre partisans et opposants à cette candidature, les débats tournent autour de la capacité de ses rivaux et les chances de chacun.
Pour les partisans de la continuité, l'argument le plus en vue reste le travail accompli par Bouteflika dans le rétablissement de la paix. «Les opposants se réfèrent à la situation sociale actuelle pour charger le président. Ces gens oublient que par le passé ils ne pouvaient pas sortir de chez eux après 16 h. Les erreurs dans la gestion sont du ressort du gouvernement et non du président», nous confie un responsable élu du FLN. Pour les opposants, le discours, ne diffère point des commentaires sur les réseaux sociaux. «C'est la maffia politico-financière qui a d'abord trahi le président, qui le porte candidat à des fins utiles et des visées personnelles», affirme un membre actif du RCD. Quelle synthèse tirer de cette bipolarisation de l'évènement politique national? Au regard de ce qui se passe au quotidien, ni Benflis ni Hanoune, encore moins Makri, ne semblent point répondre aux attentes du citoyen. Pour les plus téméraires, Bouteflika reste l'unique candidat en mesure de l'emporter une cinquième fois.
Les candidats, qui s'autoproclament de l'opposition, auront subi plusieurs débâcles aux différents suffrages passés. Ainsi, la formation de Benflis se limite à quelques personnes et ne figure dans aucune instance élue locale ou nationale pour la wilaya de Bouira. Même constat pour le PT qui, depuis maintenant une décennie, a complètement disparu du champ politique local. La formation de Makri a perdu ses derniers sièges lors des législatives et des locales de l'année dernière. La rue a un regard plutôt curieux envers les indépendants que sont Nekkaz et Ghani Mahdi. Ces deux personnes sont les fers de lance de ceux qui sont opposés au cinquième mandat. Le port de la nationalité française dans un passé récent pour le premier et un passeport suisse pour le second sont les arguments prônés par ceux qui préfèrent la continuité. «Même les discours relayés par les réseaux sociaux restent des constats et des procès au système sans toutefois proposer un quelconque programme», nous confie un étudiant proche de l'ex-parti unique.
Dans les rangs des partis de la coalition et plus précisément au sein du FLN et du RND, la victoire de Bouteflika est une évidence. «Notre candidat passera parce que nous disposons d'un corps électoral partisan et fidèle», nous affirme un élu APW d'obédience FLN. «La preuve est là, plus de 40 communes et les 2/3 de l'APW appartiennent à nos deux partis. Les députés et sénateurs sont majoritairement issus de nos formations les plus implantées à travers la wilaya.» Parce que la wilaya de Bouira enregistre des taux importants d'abstention à chaque rendez-vous électoral, la reconduite de Bouteflika ne fait aucun doute parmi les citoyens. «Le refus de voter travaille en faveur d'un candidat. Certes, c'est une expression démocratique, mais il ne faut pas alors crier à la fraude et à la tricherie», confie un médecin syndicaliste.
Pour terminer, nous reprenons cette déclaration d'un intellectuel qui a voulu garder l'anonymat et qui nous disait: «L'Algérie a besoin aujourd'hui d'un président en mesure de relever les défis économiques et sécuritaires. Israël est à quelques pas de nos frontières et cette entité sioniste ne nous pardonnera jamais notre position quant à la question palestinienne. Un président en mesure de solutionner la mal-vie de notre jeunesse, un président capable de libérer le pays de la dépendance des hydrocarbures et de concrétiser les principes de Novembre, d'instaurer une vraie République sociale et démocratique».

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