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SELLAL OPTE POUR UN NOUVEAU MODE DE COMMUNICATION

Le langage de vérité

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Le directeur de campagne de Abdelaziz BouteflikaLe directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika

Connu pour son humour légendaire, Abdelmalek Sellal, toujours affable et avenant, a choisi d'ajouter à ses qualités une nouvelle valeur: le franc-parler.

La précampagne électorale pour le scrutin de 2019 s'annonce différente. A plus d'un titre. Mais il y en a un en particulier qui est frappant. Il s'agit du discours adopté par Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika. L'ex-Premier ministre a déjà dirigé trois campagnes pour le président de la République. Trois campagnes où il avait sillonné l'Algérie entière pour animer de grands meetings, parler aux citoyens des réalisations de son candidat, leur dérouler le nouveau programme et faire des promesses électorales pour séduire. Et il avait, à chaque fois, bien réussi son show. «On ne change pas une équipe qui gagne», c'est la raison pour laquelle, il est de nouveau fait appel à Abdelmalek Sellal. Mais c'est ce dernier qui semble avoir changé. Du moins, son discours politique a changé. Il semble bien que l'ex-Premier ministre a bien peaufiné sa stratégie pour la campagne, acte IV. Connu pour son humour légendaire, Abdelmalek Sellal, toujours affable et avenant, a choisi d'ajouter à ses qualités une nouvelle valeur: le franc-parler. Lors de son discours devant les paysans affiliés à l'Union nationale des paysans algériens (Unpa), l'enfant de Constantine, d'un air serein et calme a choisi de dire des vérités. Loin du discours démagogique et de la phraséologie politicienne, il a reconnu les erreurs commises par le pouvoir en place. «On a failli» a dit Abdelmalek Sellal sans détour. Mieux, l'enfant du système va même reconnaître que la jeunesse algérienne «étouffe». Ça a le mérite d'être clair! «Il faut reconnaître qu'on a failli dans certains aspects. On n'a pas pris en charge comme il se doit la jeunesse. On a fourni des efforts pour la formation et l'emploi, mais la jeunesse, aujourd'hui, est ouverte sur le monde et les nouvelles technologies, certains ne l'ont pas compris. La harga, même si je n'aime pas ce vocable, est un problème social et civilisationnel. Ce n'est pas parce que ces jeunes ne trouvent pas de travail ou meurent de faim, mais parce qu'ils étouffent en quelque sorte.» Voilà ce qu'a déclaré Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne de Bouteflika, acte IV. Même en ce qui concerne la position de la femme dans la société, il a reconnu que l'Etat n'a pas réussi son combat contre les mentalités rétrogrades. «Notre comportement envers les femmes est un peu mauvais. Malgré les décisions prises par le Président et les lois introduites qui donnent aux femmes tous leurs droits, dans l'exécution, notre société ne suit pas le progrès auquel nul ne peut échapper», a avoué l'ex-Premier ministre non sans promettre qu'«à l'avenir, nous irons vers l'amélioration de la situation et vers la sensibilisation de toutes les classes sociales». En choisissant ce nouveau mode de communication, Abdelmalek Sellal surprend. Il ne laisse pas indifférent. C'est là une manière de dire: qui ne fait jamais erreur? Il est dans la nature de l'homme de se tromper. C'est là la nouvelle approche de Sellal pour parler au citoyen: se partager les vérités, lui reconnaître le droit de s'exprimer même si c'est contre son candidat. D'ailleurs, à ceux qui rejettent la candidature du chef de l'Etat, l'ex-Premier ministre dit tout simplement: «Ce n'est pas un problème. Nous évoluons dans une totale transparence. Nous devons tous nous sensibiliser les uns les autres pour que la participation soit forte au prochain scrutin.» C'est à l'opposé même de ce qu'a déclaré Ahmed Ouyahia, patron du RND et Premier ministre qui a certes, estimé que les boycotteurs ont le droit d'avoir cette position politique «mais, pas de recours à la rue pour la présidentielle ou en dehors. L'État a prouvé par le passé qu'il peut maîtriser la rue». Même si Abdelmalek Sellal est conscient des risques de dérapage que pourraient provoquer les rassemblements des boycotteurs et est contre l'anarchie, il a pris le soin de bien choisir ses mots pour répondre à cette frange de la société. Il a favorisé des termes unificateurs en appelant à la sensibilisation de tous pour la participation. Le discours apaisé, le langage franc, Abdelmalek Sellal fait des erreurs du passé sa force. Il semble bien avoir trouvé la potion magique pour séduire de nouveau?

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