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LES GILETS JAUNES ENVOIENT UN MESSAGE AUX ALGÉRIENS

"Regardez ce que nous a coûté la rupture!"

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La repture n'est pas toujours une bonne solutionLa repture n'est pas toujours une bonne solution

Ces manifestants qui se battent contre un changement qu'ils ont eux-mêmes choisi, mettent en garde contre les mauvaises surprises qu'il peut apporter, notamment s'il est radical...

Ce week-end à Paris, c'était le 14e acte des Gilets jaunes! De passage dans la ville des lumières, nous sommes tombés face à face avec le défilé de samedi dernier, où des milliers de manifestants ont déambulé dans les rues de la capitale française.
À la fin de cette impressionnante marche, marquée par quelques incidents, nous avons pu rencontrer quelques manifestants très en colère. Ils nous ont bien évidemment parlé des problèmes qui les ont fait sortir dans la rue tout en réaffirmant leur détermination d'aller au bout de leurs revendications. Néanmoins, en découvrant que nous étions algériens, certains de ces Gilets jaunes ont tenu à envoyer un message fort aux Algériens.
Texto ils nous a lancé: «Attention, la rupture n'est pas toujours bonne.» Chose que nous n'avions pas comprise au début avant que nos amis ne soient plus explicites. «On suit ces derniers temps un peu ce qui se passe chez vous en politique avec votre élection présidentielle qui arrive le mois prochain je crois (18 avril, en fait, Ndlr). C'est vraiment très compliqué chez vous, mais gare à ne pas tomber dans le même piège que nous», lance Géraldine A., très en colère. «On nous a vendu du rêve qui s'est transformé en cauchemar», ajoute-t-elle en faisant référence au mouvement La République en marche qui a propulsé Emmanuel Macron à la tête de la République française. Chose que confirme, avec le même désarroi, son ami Laurent. B. «J'ai voté pour lui et je le regrette. Je pensais qu'un nouveau système allait changer les choses, mais il a changé mais en pire!», peste ce retraité qui n'arrive pas à joindre les deux bouts. «Moi qui étais un opposant farouche à nos dinosaures de la politique, je suis en train de les regretter», assure-t-il avec nostalgie. «Ce n'était pas le grand bonheur chez nous, ce n'était pas parfait mais nous avions certains acquis sociaux que la République macronienne veut nous enlever», explique-t-il. C'est le même désarroi dont nous fait part un autre groupe de Gilets jaunes! «L'État providence est en train d'être remis en cause. Nous nous retrouvons à nous battre pour garder des choses alors que normalement on devrait se battre pour gagner de nouvelles choses», déplore de son côté Françoise. L., une quadragénaire au chômage depuis quelques mois. Cette mère célibataire, qui met en avant le fait que sa situation n'a jamais été aussi mauvaise que ces dernières années, met en garde contre les belles promesses de changement qui émanent des politiques. «La nature humaine aime le changement, même si cela nous fait peur, on aime changer, mais souvent quand on change, c'est bien pire...», assure-t-elle. «C'est la même chose en politique. On joue à la roulette russe, mais souvent l'on tombe sur la balle, surtout si c'est un changement radical!», prévient-elle. Chose que confirme Haitem, Français d'origine tunisienne. «Il faut changer les choses en douceur. Un changement radical peut être catastrophique. Vous avez l'exemple de la France, mais vous avez aussi ceux de mon pays d'origine, la Tunisie, et les autres pays du printemps arabe», rappelle-t-il. «C'est vrai qu'un cinquième mandat de votre président, c'est trop, vu son état de santé. Mais remettre en cause tout votre système, ça risque de faire mal», atteste-t-il en argumentant ses dires par une Tunisie nostalgique de Ben Ali et une Libye d'El Gueddafi. Pascal, Gilet jaune et ancien du PCF (Parti communiste français) va encore plus loin en avertissant contre un changement «forcé» venu de l'extérieur, c'est-à-dire des forces internationales. «Faites gaffe de ne pas tomber dans le même piège que le Venezuela avec un changement dicté par les forces de l'impérialisme pour leurs intérêts. Ils feront tout pour choisir votre nouveau président qui leur servira le pays sur un plateau d'argent...», avertit ce syndicaliste.
Alors comme le disent si bien ces Gilets jaunes, gare à la manipulation et au changement dicté de l'étranger! Le risque est grand...

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