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L'opposition en lambeaux

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On est très loin des rencontres de Zéralda 1 en 2014 et Zéraldat 2 en 2016, quand la majorité des partis et des personnalités politiques s'est mise autour d'une table pour produire une charte et porter à l'opinion une plate-forme de revendications.

Présentée par ses initiateurs comme une sérieuse réunion de travail d'où pourrait jaillir un candidat consensuel à la présidentielle d'avril prochain, la rencontre de certains partis et personnalités, hier, au siège du parti de Djaballah à Kheraïcia, est d'Alger, n'a fait qu'accentuer l'hébétude d'une opposition déjà en lambeaux. Son bilan, s'il en est un, se résumera à cette phrase consolatrice: «On aura quand même essayé.» Ils ne se sont même pas entendus sur un Smig de comportement à adopter face à une situation qu'ils jugent eux-mêmes de grave. Makri en candidat pressé, propose tout bonnement à Bouteflika de se retirer de la course à la présidentielle, du pousse-toi que je m'y mette. Quant à Djaballah, désabusé il se met au service de la rue. Au lieu d'orienter et d'encadrer les masses, ce qui est du rôle justement des partis et des organisations, ce leader islamiste décidément mal inspiré, propose comme seule aternative, de se dissoudre dans la foule. Le monde à l'envers.
Ainsi hier, le poids des ego a été si pesant qu'il leur a été impossible à réaliser une convergence, même sur l'analyse de la situation politique nationale. Mais il n'y avait pas que cet écueil des ego à surmonter. Au démarrage déjà, la rencontre a été piégée par une sorte d'absurdité. Ce rendez-vous de la 25ème heure est venu un peu trop tôt et surtout très en retard. Trop tôt, car il y a ces appels anonymes pour des manifestions qui braquent toute l'opinion nationale. Donc d'une part, il fallait attendre pour mieux appréhender la situation, mesurer les enjeux et évaluer les rapports de force. C'est à la base de ces données qu'une décision commune sera prise. D'autre part, la rencontre intervient trop tard, car elle devait se tenir, il y a une année, voire même deux années. Est-il concevable en effet, de dégager un candidat consensuel, s'entendre sur les axes du programme et définir une stratégie électorale en un temps si court? Cela relèverait de l'utopie. Au mieux, les conclavistes auraient dégagé une personne à présenter à l'élection. Au pire, ils vont consacrer une séparation définitive. Il serait en tout cas impossible d'aborder les sujets de fond, les orientations économiques, les épineuses questions sociales, de l'éducation et le devenir de la République.
On est donc très loin des rencontres de Zéralda 1 en 2014 et Zéraldat 2 en 2016 quand la majorité des partis et des personnalités politiques s'est mise autour d'une table pour débattre, secréter une charte et porter à l'opinion une plate-forme de revendications.
Puisqu'on en est aux orientations, il faut relever que l'essentiel des membres et partis composant cette rencontre est constitué d'islamistes. On en veut pour exemple, Djaballah et Makri.
Plus fragmentée que jamais à cause d'une guerre de leadership et surtout de la guerre civile durant les années 90 dont ils ont été de sombres acteurs, les islamistes ont du mal à retrouver leur influence passée quand ils enflammaient les foules et faisaient trembler le pouvoir. Ils savent attendre, ils savent s'adapter aux situations. N'ont-ils donc pas une revanche à prendre sur la République?

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