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PRÉSIDENTIELLE 2019: RENCONTRE DE L'OPPOSITION POUR DÉSIGNER SON CANDIDAT

Le flop!

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Il a usé d'un ton plutôt pessimiste, affichant une sorte de fatalitéIl a usé d'un ton plutôt pessimiste, affichant une sorte de fatalité

«Si l'opposition ne dégage pas un candidat unique et consensuel, il faut que nous adoptions le mouvement que vient de déclencher le peuple contre...»

La réunion tant attendue de ce qui est appelé communément l'opposition, composée de partis politiques et de personnalités, a débuté, hier en début d'après-midi au siège du parti de Abdellah Djaballah. L'objectif assigné à cette rencontre consiste à dégager ce que les participants appellent le «candidat consensuel» en mesure de rivaliser avec le président-candidat Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle de 18 avril prochain. La réunion qui s'est déroulée loin des regards de la presse, a vu la présence du président du Taliou El Hourriyet, le candidat malheureux lors de l'élection présidentielle précédente, Ali Benflis, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, et bien sûr, le président du Front de la justice et de développement (FJD), Abdellah Djaballah. Ceci pour des partis qui sont connus sur l'échiquier politique national. Cette rencontre a vu également la participation de petits partis qui étaient représentés par Bahbouh, Benbaibèche et Aziz Ghermoul. Quant aux personnalités politiques, il n'a pas été enregistré la présence de celles annoncées avant cette réunion, à l' exception de Arezki Ferrad et Abdelaziz Rahabi qui ont répondu à l'invitation de Djaballah. Avant le début de la rencontre, l'initiateur du conclave, Abedallah Djaballah en l'occurrence, a tenu à faire une déclaration pour la circonstance. Dans ce sens, le président du FJD a abordé les tenants et les aboutissants de la rencontre en soulignant que «cette réunion est décisive pour l'avenir de notre peuple et de notre nation. Nous sommes là pour essayer de trouver une issue consistant à s'entendre sur le choix d'un candidat unique pour doter l'opposition d'une alternative crédible susceptible de faire face au candidat du système». Djaballah a usé d'un ton plutôt pessimiste, affichant une sorte de fatalité, puisqu'il a clairement évoqué la forte probabilité de voir l'opposition ne pas s'entendre sur le choix d'un candidat unique pour la joute la présidentielle du 18 avril prochain. Dans ce registre, le président du FJD a indiqué que «l'opposition est à un tournant historique. Elle doit prendre ses responsabilités politiques et être à la hauteur de ce qu'attend le peuple d'elle». Et d'ajouter: «il est temps que les partis de l'opposition laissent de côté leurs intérêts étroits, même si ses ceux-ci passent pour importants sur le plan politique. La responsabilité de l'opposition est grande», a pesté le président du FJD. Mais ce qui est frappant dans les déclarations de l'islamiste Djaballah, c'est cette lourde sentence: «Si l'opposition ne dégage pas un candidat unique et consensuel, il faut que nous adoptions le mouvement que vient de déclencher le peuple et le suivre dans son entreprise qui vise à faire déloger le régime en place.» L'appel est on ne peut plus clair. Cette déclaration renseigne sur les risques qui entourent la réunion de ladite opposition quant à une éventuelle déconfiture et ne pas s'entendre sur le choix d'un candidat unique et consensuel telle qu'elle le souhaite. Cette déclaration émanant d'un responsable d'un parti politique, islamiste du surcroît, a suscité l'attention de certains présents dans le cadre de cette rencontre. Pour l'islamiste Djaballah, le choix est déjà fait: soit un candidat consensuel pour l'opposition, soit la rue. Est-ce que cette «petite opposition» sera d'accord avec la déclaration de Djaballah consistant en cas d'échec des discussions à aller derechef vers la rue comme moyen d'imposer un choix politique en dehors du processus électoral? Une chose est sûre, la rencontre d'hier n'a pas pu réunir la vraie opposition. Hormis les quatre partis précités, la rencontre d'hier s'est illustrée par l'absence des vrais protagonistes de l'opposition. Pour ainsi dire, une espèce de bérizina qui s'esquisse à l'horizon quant au devenir de cette opposition hybride et disparate.

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