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PRESSE LOCALE

La dure fonction de correspondant

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Un métier pénible et dangereuxUn métier pénible et dangereux

Le correspondant est confronté à plusieurs faits et situations des plus téméraires.

La fonction de correspondant de presse devient de plus en plus difficile. En plus du problème de la rétention de l'information par certains cercles partisans du statu quo et que le rapport de l'information dérange, il y a les difficultés à couvrir des évènements, notamment quand des ministres se déplacent vers les wilayas de l'intérieur.
Le correspondant est confronté à plusieurs faits et situations des plus téméraires. Ainsi et comme à chaque visite ou sortie sur le terrain, des intrus viennent s'agglutiner autour du responsable empêchant les journalistes d'entendre ce qui se dit et de voir ce qui se fait. Quand on sait que souvent l'essentiel se dit et se fait juste après les protocoles d'accueil, le correspondant perd alors l'essentiel des échanges parce que pour s'approcher du responsable il faut jouer des coudes. Pour éviter tout amalgame, nous précisons là que les autorités ne sont pas les responsables de ces gâchis, mais plutôt des fonctionnaires, des citoyens, des enfants parfois...qui s'empressent de coller au wali, au ministre pour, tenez-vous bien, se faire prendre en photo pour, ensuite, la poster sur les réseaux sociaux. Un peu plus loin dans le temps et lors d'une sortie à Souk El Khemiss avec un ancien wali, un gendarme assurant la sécurité des autorités nous avait bousculés au moment où nous avions tenté d'approcher le premier responsable. Ce monsieur, qui n'avait fait que son travail, était embarrassé quand il apprit que nous étions journaliste et chargé de couvrir la visite. Il nous a même présenté des excuses. La raison de cette situation est due en partie au fait que lors de ces déplacements, nous ne portons aucun signe distinctif. Dans cette lamentable situation où il est très difficile de travailler, l'Entv, elle, bénéfice des caprices des accompagnateurs du ministre et du chef, qui leur accordent toutes leurs «gentillesses» afin de passer au journal de 20 heures avec les meilleurs plans et les commentaires les plus flatteurs. C'est vrai que concernant cet aspect, l'«autre» presse dans sa diversité est plus critique. C'est une question de ligne éditoriale, même si la proximité ne devrait pas obéir et s'ancrer dans des tendances et des interprétations puisqu'il s'agit de rapporter une réalité et un vécu dans cette Algérie profonde.
Du côté des correspondants aussi, la situation n'est pas des plus reluisantes. Certains accompagnent les responsables, mais on ne voit jamais leurs écrits. Ils n'ont aucun document qui atteste qu'ils travaillent pour un organe et ils sont toujours les premiers à la pause-déjeuner. Pareil comportement discrédite les vrais correspondants et journalistes dûment accrédités.
En effet, la fonction est banalisée, bon nombre s'affichent aux côtés du responsable pour ensuite venir poser des problèmes souvent personnels. Il est temps pour les responsables concernés de se pencher sur cette situation néfaste sur plusieurs plans. Profitant de cet état de fait, des organes exploitent des journalistes locaux gratuitement ou pour des miettes. Lors du passage de Djamel Kaouane, ministre de l'Information, à Bouira, il avait abordé le thème de la carte de presse et a conditionné la solution avec la mise en place de l'autorité de régulation de la presse écrite. Il avait aussi clairement désigné du doigt les patrons qui sous-payent leurs personnels malgré l'aisance que procurent deux à deux pages et demie de publicité quotidienne. D'ici là, les wilayas peuvent mettre de l'ordre en exigeant des accréditations auprès des organes pour chaque personne qui déclare travailler pour un journal ou une chaîne de télévision. Il est certain que la réorganisation de la profession redonnera à la presse la place qui lui revient sur l'échiquier national parce que, ne l'oublions pas, pendant la décennie noire, le corps a contribué grandement à la sauvegarde de la République.

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