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Une vitalité démocratique

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Quoi de plus normal que des citoyens qui ont besoin d'exprimer une contestation battent le pavé dans leur pays sans le moindre heurt? Les démocraties ont besoin de cette soupape.

Quel sens donner aux différentes marches et rassemblements organisés dans certaines villes du pays au-delà de leurs slogans et revendications politiques pour un changement et des réformes? S'il est encore trop tôt de procéder à une réelle évaluation de la situation par manque d'alternatives, on conclut de prime abord qu'il s'est agi hier, d'une retentissante leçon de maturité politique qui a disqualifié au moins trois acteurs. Les premiers sont les partis qui en ont pris pour leur grade. Un parti politique est censé donner du rêve aux citoyens, entretenir la flamme de l'espoir et ouvrir des perspectives, quand l'impasse bloque les élans de la société. Il ne l'ont pas fait. Réunis au siège du parti de abdellah Djaballah à Kheraïcia (est d'Alger), en vue de dégager un candidat consensuel pour la présidentielle du 18 avril prochain, certains de ces partis, se sont rendus armes et bagages pour se mettre au service de la rue. Une capitulation imprégnée de résignation et signifiant un vide politique vertigineux.
Le second acteur éliminé est formé par cette masse d'islamistes à la haine recuite qui piaffent d'impatience pour prendre une revanche sur la République, qu'ils ont fait vaciller à coups de meurtres et massacres durant toute une décennie.
Ramassés à la cuillère à chaque consultation électorale depuis ces 20 dernières années, terrassés par l'armée sur le terrain de la lutte antiterroriste, les islamistes sont réduits à néant en Algérie. L'appel anonyme à manifester un vendredi après la prière ne leur a pas été profitable. Convaincus que l'Histoire repasse les plats, ils pensaient «ramasser la mise», comme ils l'avaient fait un certain Octobre 1988 en captant la colère populaire. La suite, on l'a connue. Elle a été faite de sang et de larmes. Ces deux acteurs, les partis politiques et les islamistes, étant hors course dans cette «joute», il ne reste qu'à canaliser cette expression collective qui est à inscrire au chapitre de la bonne santé démocratique du pays. La stabilité et la sauvegarde de la paix doivent guider toute action sur le terrain. Il est du devoir de chaque Algérien.
Pourquoi en effet, voir nécessairement du négatif dans les marches de protestation d'hier qui se sont déroulées sans heurts et sans dégâts? N'est-ce pas que c'est un signe probant de vitalité politique? Quoi de plus normal que des citoyens qui ont besoin d'exprimer une contestation battent le pavé dans leur pays sans le moindre heurt? Les démocraties ont besoin de cette soupape, car on ne baisse pas la température en cassant le thermomètre.
Le message et la leçon sont destinés à ceux qui soutiennent que ces manifestions signifient un écroulement de l'Algérie. Hâtives obsèques.

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