Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |Nationale |

PRÉSIDENTIELLE 2019: SA DERNIÈRE RÉUNION A MONTRÉ SON INCAPACITÉ D'ÊTRE UN CADRE DE MOBILISATION

L'opposition réduite à une loque

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Cette opposition de pacotille n'a pas tiré des enseignements de ses échecsCette opposition de pacotille n'a pas tiré des enseignements de ses échecs

Les participants à la réunion d'avant-hier, après leur échec, voulaient faire de leur rencontre un exploit somme toute fumeux en déclarant qu'ils étaient avec «la dynamique de la rue». Quand une réunion prend une tournure de la sorte, cela montre on ne peut mieux que la dislocation de l'opposition est bel et bien consommée et que la faillite est plus que saillante.

La situation politique dont fait preuve le pays actuellement est une espèce de prolongement qui s'exprime manifestement à travers le rôle de la classe politique en général et de l'opposition en particulier. Ce rôle, qu'on pourrait aisément qualifier de médiocre au vu de la réalité qui caractérise le champ politique et social.
Nul ne pourrait tourner le dos quant à cette réalité faite de vide sidéral en termes de prestation et de contribution de ceux censés assumer la mission historique qui consiste à encadrer la société et apporter des éclairages, voire des alternatives dans la perspective d'orienter le potentiel et la dynamique de la société avec une démarche concrète et raisonnable. Notre classe politique n'a pas eu cette étoffe en mesure de se proposer comme issue et alternative dans le but d'adopter et canaliser la dynamique populaire et l'étayer via un projet politique clair capable d'apporter des éclairages et des réponses concrètes à la crise profonde à laquelle fait face le pays aujourd'hui.
L'opposition algérienne sombre dans ce genre de drame politique, un drame qui renseigne sur l'état piteux dans lequel s'est embourbée cette dernière. Ce qui est lamentable, c'est que cette opposition de pacotille n'a pas tiré des enseignements de ces échecs, pis encore, elle n'a pas eu le courage par sens d'éthique d'assumer son échec et faire son mea culpa. C'est ce qui est arrivé lors de la récente réunion de ladite opposition dans une posture d'émiettement et d'effritement le moins que l'on puisse dire, ahurissant.
Beaucoup d'observateurs politiques attendaient que la réunion de l'opposition accouche d'une démarche susceptible d'envoyer un signal fort à la société dont le fondement vise à montrer que cette dernière saura comment sauver la face et proposer une solution crédible à travers une entente pouvant dégager un candidat unique et consensuel dans le cadre de l'élection présidentielle du 18 avril prochain.
Cette attente n'a pas été concrétisée par les présents qui n'étaient que des représentants d'un conglomérat épars de ladite opposition. A voir le nombre des participants et le poids de certains partis qui y ont participé, on comprendra vite que la réunion de l'opposition qui a été organisée par le président du Front de la justice et du développement (FJD), Abdellah Djaballah, que cette réunion était une rencontre pour consacrer l'échec et entériner la logique de la division de ce qui reste comme opposition. Les déclarations desdits représentants d'une partie de l'opposition qui était présente à la réunion qui s'est déroulée au siège du FJD, renseignent sur les contradictions et le paradoxe de cette dernière. La majorité des représentants ont essayé de fuir l'enjeu consistant à s'entendre sur un candidat unique en se focalisant sur la rue et les rassemblements qui s'expriment ici et là dans les grandes villes du pays d'une manière éparse. L'échec des participants à la réunion d'avant-hier voulaient faire de leur rencontre un exploit somme toute fumeux en déclarant qu'ils sont avec «la dynamique de la rue». Quand une réunion prend une tournure de la sorte, cela montre on ne peut mieux que la dislocation de l'opposition est bel et bien consommée et que la faillite est plus que saillante quant au rôle de cette dernière qui se limite à faire dans l'exhibitionnisme le plus ahurissant et mortel. La preuve, c'est que cette opposition version Mazafran n'est plus dans une logique d'aborder la situation politique, tel que son rôle, en tant qu'opposition le dicte, mais elle fait dans la sémantique et le verbiage toute honte bue en rappelant que maintenant le temps et la situation «nous imposent d'être derrière la population qui investie la rue». Cet aveu montre que l'opposition est dans l'incapacité de mobiliser et d'avoir un poids sur l'échiquier politique national. Il faut dire que la crise est réellement profonde et l'impasse est en train de prendre un caractère plus dangereux quand on constate la démission, voire la banqueroute de l'opposition qui est considérée dans les autres pays développés comme une sorte de locomotive en mesure d'embrasser et de faire adhérer pour sa cause et son alternative les pans entiers des citoyens qui ne se reconnaissent pas dans la politique et les choix qui sont devenus pour eux caducs et dépassés en matière de préoccupations et d'intérêts reflétant les nouvelles tendances économiques, sociales et politiques.
Le drame de notre opposition consiste en sa pauvreté intellectuelle et le manque de force quant à la réflexion en mesure de proposer des solutions et des paradigmes pour répondre à des situations de crise et des impasses. La rente a pu faire de cette opposition une espèce de loque dépourvue de toute force et de renouvellement possible.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha