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À DÉFAUT D'UNE RÉACTION OFFICIELLE SUITE AUX MARCHES MONSTRES DU 1ER MARS

Regards braqués sur le Conseil constitutionnel

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Il faut dire que la rue a devancé les politiques en particulier et l'élite en général.

Après la sentence inflexible de la rue, qu'est-ce qui va se passer maintenant? Toute l'Algérie, retient son souffle, en scrutant la réponse officielle des décideurs aux immenses manifestations contre un 5e mandat. Les candidats ayant annoncé leur participation à l'investiture suprême, à l'image du président du Front El-Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, transfuge du FLN, le président du MSP, un parti proche de la confrérie des Frères musulmans, Abderrezak Makri, n'écartent pas l'éventualité de renoncer à leur candidature. Il est très probable que ce parti entérinerait le renoncement à la candidature de son président à l'investiture suprême lors de la prochaine session de son conseil consultatif, qui s'est tenue, hier.
Le candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2014, l'ex-chef du gouvernement sous Bouteflika, Ali Benflis, laisse croire que le comité central de sa formation, qui se réunira, aujourd'hui, puisse trancher pour la non-participation à cette échéance présidentielle. Le PT de Louisa Hanoune a opté pour le boycott de l'élection présidentielle. Redoutée par certains cercles, la candidature du général-major à la retraite, Ali Ghediri, sans parti et dont le débarquement sur la scène politique, remonte à fin 2018, suscite beaucoup plus de la suspicion que de la sympathie. Dans ce contexte, le principal adversaire de Bouteflika lors de la présidentielle précédente, a déclaré en marge de la marche à Alger qu'«il s'inscrit en porte-à-faux contre le cinquième mandat», et que «le peuple algérien a le droit de choisir son destin et à son autodétermination». Dans sa réaction aux manifestations impressionnantes de ce vendredi, le président du MSP, Abderrezak Makri, estime, dans un commentaire posté sur sa page Facebook, que «les manifestations doivent se poursuivre jusqu'à l'aboutissement de leurs objectifs, permettant un redressement du processus électoral afin que la prochaine élection présidentielle, soit reportée à une date ultérieure ou organisée dans les délais, puisse être transparente, honnête et porteuse de perspectives prometteuses». Il tente de surfer sur la vague de contestations du peuple. Il faut dire que la rue a devancé les politiques en particulier et l'élite en général. Il semble qu'un fossé s'est creusé entre cette classe politique, dont la priorité est plutôt son ancrage dans les institutions de l'Etat et une société en mouvement et aspirant au changement démocratique. Cette élite politique se complaît dans son rôle «stérile», dans un champ encadré par le pouvoir, alors que la société voulait en découdre avec le système archaïque.

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