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6000 Subsahariens expatriés

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Véritable phénomène de société sévissant dans plusieurs paysVéritable phénomène de société sévissant dans plusieurs pays

Cette politique entre dans le cadre de la mise en application de l'accord ratifié, en 2014, par l'Algérie et le Niger.

Pas moins de 6000 Subsahariens ont, depuis le lancement de l'opération, été rapatriés vers leurs pays d'origine. 500 d'entre eux ont été reconduits, durant les deux premiers mois de l'année en cours, vers le centre de transit de Tamanrasset. La dernière opération a été menée en fin de semaine passée dans laquelle les services sociaux, en collaboration avec les bénévoles du Croissant-Rouge algérien, les services municipaux et les services de sécurité, où plus de 80 Africains de différentes nationalités ont été embarqués à bord des bus ayant pris la destination de la ville frontalière de l'extrême-sud du pays, d'où ils s'envoleront vers leurs différents pays. Depuis le début de l'opération, Alger a pris ses dispositions en assumant une telle mission dans des conditions humaines, en rapatriant plusieurs centaines de migrants subsahariens à ses frontières Sud. Cette politique rentre dans le cadre de la mise en application de l'accord ratifié, en 2014, par l'Algérie et le Niger pour que les deux pays prennent en charge le fléau lié à l'immigration clandestine, mais surtout dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Selon les autorités algériennes, ces hommes, femmes et enfants sont utilisés par un réseau bien organisé, proche des réseaux de trafic et de terrorisme. Véritable phénomène de société sévissant dans plusieurs pays du continent africain, et très précisément ceux ayant des frontières directes avec l'Algérie comme le Niger et le Mali. Aucune de toutes les parties concernées par ce fléau n'est en répit. Les crises de toutes sortes sont, en somme, les facteurs principaux ayant déclenché ce mouvement inédit, prenant des allures fulgurantes à la longue. Les dernières évaluations, enrichissant les débats un peu partout dans le monde, démontrent bel et bien le malaise social à la fois profond et grandissant au sein de la population. Toutes les classes d'âge confondues observent le sauve-qui-peut s'aventurant dans un avenir incertain. C'est l'une des conséquences des difficultés économiques et politiques que traverse l'Afrique. L'émigration en faisant, seule, face, à un tel phénomène et pour lequel certaines voix et certaines parties, aux desseins inavoués, ne cessent de verser dans l'amalgame et les diatribes sans aucun fondement. Mais ce n'est pas seulement l'Algérie qui est frappée par ce flux incessant des migrants clandestins. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, fait état de 6 397 immigrants clandestins, dont des Algériens, arrivés illégalement en Europe par les voies de la Méditerranée. Pour les pays européens, la distinction et la discrimination font rage, tout en passant sous silence ces «voix haineuses ou encore la xénophobie» d'immigrants.
D'autres l'imputent aux partis de l'extrême droite qui suscitent des montées inquiétantes de xénophobie un peu partout dans plusieurs pays européens. En réalité, l'immigration clandestine est observée par des populations des pays de l'Europe de l'Est, mais aussi par des populations de pays latino-américains. En Europe, les yeux sont rivés sur les immigrants venant de l'Algérie, la Syrie, le Maroc, le Nigeria et l'Irak. L'Espagne est, certes, confrontée à une hausse générale des arrivées de migrants sur ses côtes. Elle a, à plusieurs reprises, tiré la sonnette d'alarme. Où est donc le tort causé par l'Algérie qui a, elle aussi, pris toutes les dispositions en faisant face à ce fléau en le contrecarrant par tous les moyens légaux.

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