Accueil |Nationale |

ORAN

La rue ne décolère pas

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Des étudiants sont convaincus que leur tour est venu pour prendre part à la vie politique nationale tout en exprimant leur opinion.

«Nous sommes prêts à aller de l'avant pour faire valoir notre principale revendication, le retrait de Bouteflika de la course électorale.» C'est ce qu'a affirmé hier le jeune Omar, étudiant à la faculté de droit de l'université d'Oran. Sur sa lancée, il a ajouté que «notre action est, malgré le fait qu'elle émane des suites d'un appel anonyme, adoptée par le peuple dont la très militante classe sociale, le mouvement estudiantin, d'où notre marche d'hier, d'aujourd'hui et celle des jours à venir». N'est-on pas en train de nous répéter et d'en faire un peu trop dans ces actions? Le même étudiant, qui semble être bien inspiré des réseaux sociaux et de leur contenu, a expliqué que «le mouvement populaire s'inscrit dans la durée et de manière pacifique». Contre toute attente, la rue ne décolère pas en se transformant, subitement et sans préavis, en théâtre abritant des manifestations aux slogans hostiles aussi bien au pouvoir qu'à Bouteflika lui reprochant sa sourde oreille et sa candidature pour un autre mandat aux dépens de la volonté populaire. Une telle réflexion trouve un terrain d'entente chez l'ensemble des étudiants-marcheurs sondés lors de la halte qu'ils ont observée à la place du 1er Novembre, ex-place d'Armes, avant de relancer leur marche vers le siège de la wilaya d'Oran tout en reconduisant le même mot d'ordre. Les marcheurs tendent, à travers leur action, à redorer leur blason en se plaçant en tant que frange de société politiquement active ayant son mot à dire dans cette tourmente politique qui marque l'actualité nationale à l'occasion de la présidentielle dont la tenue est fixée pour la journée du 18 avril de l'année en cours. Pour preuve, plus d'un s'est inspiré du mouvement identitaire amazigh de 1980 en raison des actions pacifiques menées à l'époque par les étudiants d'alors. En quoi le mouvement amazigh est excitant à tel point que les actuels étudiants le prennent comme référence après près de 40 ans?
«Il est vrai que les étudiants des temps actuels ne sont pas dans leur majorité politisés, mais l'histoire a retenu que le mouvement de 1980 a été mené par des étudiants, pourquoi pas nous? s'est interrogé un autre étudiant estimant que le temps est venu pour faire valoir leur opinion au lieu «de se bousculer dans les restaurants pour un plat de lentilles et une portion de gâteau».

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha