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BÉJAÏA

Les lycéens investissent de nouveau la rue

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chants, cris et surtout joiechants, cris et surtout joie

Les élèves du lycée Ibn Sina, partis de la haute ville, ont rejoint ceux du technicum situé de l'autre côté de la ville.

Les rues de Béjaïa ont été encore, hier, le théâtre d'une grande manifestation de rue, qui s'inscrit dans le large mouvement de protestation du 5e mandat et pour le changement de régime, qui touche l'ensemble du pays. Avec les mêmes slogans, brandis ou criés à tue-tête, les lycéennes et les lycéens étaient des centaines à battre le pavé des boulevards qui séparent les trois lycées et le siège de la wilaya. Organisés en plusieurs carrés, les manifestants ont soulevé encore une fois les revendications lancées ainsi depuis le
22 février. Sur fond de chants, de cris et surtout de joie, les lycéens de Béjaïa se sont exprimés ainsi: «Non au 5e mandat», «pour une Algérie libre et démocratique», des slogans criés, hier, par des milliers de gorges dans une manifestation qui se singularise encore une fois par sa maturité et son pacifisme. Les élèves du lycée Ibn Sina, partis de la haute ville ont rejoint ceux du technicum situé de l'autre côté de la ville et ceux du lycée polyvalent à hauteur du siège de la wilaya et par la suite jusqu'au théâtre régional de Béjaïa. les lycéens ont marché comme hier pour «l'Algérie de demain», celle de «la liberté, du plein emploi et de l'envie de vivre».
«Nous refusons de passer nos examens dans des conditions de tension aussi élevée», soutient un lycéen. Une position largement partagée hier et depuis quelques jours par d'autres lycéens sortis dans la rue depuis le début de la crise et à travers certaines localités de la wilaya, comme Seddouk, Aokas etTichy.
Les lycéens, qui ont déserté leurs établissements pour la deuxième journée consécutive exprimaient ainsi leur ras-le-bol de la situation qui perdure depuis des années. Au rendez-vous devant le siège de la wilaya, tôt dans la matinée, après des longues marches reprenant les slogans de leurs aînés dans un climat marqué par une sérénité et une vigilance à toute épreuve, les lycéens ont fini par se disperser dans le calme sans aucun incident qui mérite d'être signalé si ce n'est ces voix de parents qui refusent que leurs enfants soient encore une arme de contestation. «Le combat est une affaire d'adultes. Nos enfants doivent être mis à l'écart», indique ce parent qui redoute «les mauvais jours», car, ajoute-t-il «cette frange de la société peut déraper à tout moment, c'est pourquoi j'appelle les parents à intervenir. Dans le cas contraire, ça sera ainsi tous les jours».

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