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RASSEMBLEMENT DES AVOCATS DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Les robes noires en force

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La principale revendication, reste celle du «respect de la Constitution et le refus catégorique d'un cinquième mandat».

En robes noires, ils étaient par centaines au rendez-vous. Les avocats du barreau d'Alger ont marché avant-hier. Ils ont organisé un rassemblement, devant le siège du Conseil constitutionnel à Alger. Un seul mot d'ordre, ils réclamaient haut et fort l'indépendance de la justice, un Etat de droit, et des changements politiques profonds. La principale revendication, reste celle du «respect de la Constitution et le refus catégorique d'un cinquième mandat». Jeudi, à 10heures du matin, ils se sont donné rendez-vous. Ils ont marché du siège du ministère de l'Energie vers le Conseil constitutionnel en scandant des slogans hostiles au pouvoir et notamment contre la candidature du président sortant pour un nouveau mandat, et brandissant des pancartes où on pouvait lire: «oui pour une justice indépendante», «non pour la violation des lois», et «respect de la volonté populaire». Par ailleurs, les alentours du Conseil constitutionnel étaient placés sous haute surveillance. Les services de sécurité ont bouclé tous les accès qui mènent vers le siège. Ce dispositif sécuritaire renforcé est permanent depuis le début des manifestations. Dans ce même sillage, on note, que le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz, n'a pas reçu les deux représentants désignés des avocats, maîtres Sellini et Benaâdila, respectivement bâtonniers d'Alger et de Boumerdès. Ils ont lu, devant les présents, la lettre écrite au président du Conseil.
Dans leur message, ils rappellent aux membres de l'institution et à son président, qu'ils doivent assumer leur responsabilité devant l'Histoire et leur devoir de garants du respect de la Constitution. On rappelle, dans ce cadre, que la délégation de l'Union nationale des barreaux d'Algérie, qui a demandé, mardi dernier à être reçu par le président du Conseil, n'a pas été reçue par ce dernier. L'Union nationale des barreaux, a réclamé «le retrait de la compétition électorale, le respect des libertés collectives, notamment celles liées aux droits de manifester pacifiquement et de s'exprimer, le report des élections pour aller vers une période de transition d'une année, au cours de laquelle un gouvernement de technocrates sera chargé d'organiser un scrutin présidentiel transparent». Par ailleurs, une grève de quatre jours au niveau de toutes les juridictions (à l'exception des affaires liées à des délais) sera observée, ont indiqué les avocats en soulignant que des rassemblements de protestation devant les tribunaux et cours, seront organisés le 11 mars au niveau national. Pour rappel, des rassemblements similaires ont été menés par des avocats des ordres régionaux de Constantine, de Batna, Skikda, Béjaïa et d'autres villes... devant les cours de justice.

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