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ANNABA

"Dissidence" féminine

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À Annaba, le soulèvement s'est dressé comme un seul homme contre le 5e mandat de Bouteflika, mais les femmes ont donné une dimension de dissidence féministe au «hirak».

Devant la violation de la Constitution et des principes fondamentaux de la démocratie, le devoir de chaque femme annabie, est de s'opposer à cette candidature qualifiée de méprisante envers le peuple. Celui-ci aspire plus que jamais au changement de ce système politique coupable de toutes les dérives. Dans cette optique, l'élan de soutien au «hirak», a poussé les femmes de Annaba à dédier la journée du 8 mars, à l'Algérie. Criant leur profonde détresse et leur extrême exaspération contre un régime autoritaire qui tente, comme à son habitude, de sauver son règne par un simulacre d'élection. Situation interpellant, pour le troisième vendredi, la population annabie à maintenir la pression, comme à travers toute l'Algérie. Sorties avec une émotion immense, pour dénoncer avec véhémence cette candidature, dite «humiliation nationale», les femmes étaient des centaines à avoir intégré le «hirak» d'hier, pour dire non à la candidature de l'humiliation. Répondant au hashtag Mouvement du 8 Mars, lancé sur les réseaux sociaux, pour une mobilisation massive et historique pour ce vendredi «acte III» de protestation nationale contre un 5e mandat, les femmes à Annaba, ont convergé, juste après la prière du vendredi, vers le Cours de la révolution. Très nombreuses dans les cortèges, elles sont venues de toute la wilaya de Annaba, dans un décor aux couleurs nationales, avec détermination, pour préserver l'oeuvre de Hassiba Ben Bouali, Ourida Medded, et les autres. «Non à un 5e mandat», ont crié les femmes, «Nous n'avons pas le droit de trahir les femmes martyres», «Elles sont tombées au champ d'honneur, pour nous léguer la liberté», dira cette jeune infirmière de l'hôpital Ibn Sina. Et d'ajouter: «Le 8 mars est un segment de cette liberté que nous leur reconnaissons», meurtries par la situation prévalant au pays, la femme annabie, a dédié sa journée du 8 mars, au deuil d'où aucune célébration n'a été enregistrée. En effet, ces femmes sorties par centaines au côté de hommes, manifester leur refus du 5ème mandat, ont réitéré des slogans, refusant toute négociation ou deal, avec le pouvoir. «Silmiya, Silmiya» ont scandé les manifestants, qui n'ont pas dévié de leur principale revendication, «La Liouhda Khamissa». Au-delà, et en plein rassemblement, les rangs du mouvement ont grossi avec l'arrivée des avocats du barreau de Annaba, à leur tête Mustapha Bouchachi. Par ailleurs, au moment de la mise sous presse, les flots d'hommes et de femmes, brandissant ou drapés dans des drapeaux algériens continuent de converger vers la place du 1er Novembre. Maintenant des propos hostiles à l'égard de Ouyahia et du système, et dans un espace rrésonnant de youyous, chants révolutionnaires, l'on a scandé «Makenech El Khamsa ya Bouteflika», «Ouyahia dégage, FLN dégage, la Liouhda Khamissa», applaudissant le slogan «système dégage».

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