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LE FNA À PROPOS DE LA RÉVOLTE POPULAIRE

"L'Algérie est à la croisée des chemins"

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Le SG du FNALe SG du FNA

Touati souligne la nécessité de réfléchir maintenant à «la période de transition qui marquera une nouvelle étape dans l'histoire du pays».

Le secrétaire général du Front national algérien (FNA), Moussa Touati? a fait part hier de ses questionnements quant à la suite des événements liés à la fronde sociale qui mobilise des millions d'Algériens ces dernières semaines. «L'Algérie est à la croisée des chemins», a-t-il lancé lors d'un point presse organisé en son siège à Alger.
Tout en saluant «la grandeur du peuple algérien» qui ne cesse de s'exprimer à travers un mouvement pacifiste orienté par une «maturité» singulière, il souligne la nécessité de réfléchir maintenant à «la période de transition qui marquera une nouvelle étape dans l'histoire du pays».
Le message des citoyens algériens est selon lui, «limpide». «Il est grand temps de rendre la parole au peuple», a-t-il insisté.
Les autorités doivent dans ce sens trouver la solution «adéquate» pour éviter de «sombrer dans le désordre», a-t-il soutenu.
Moussa Touati a dans ce registre émis ses craintes quant à l'avenir de ce mouvement, rappelant les malheureux événements des années 90, «lorsqu'un petit groupe a profité de la situation pour s'enrichir sur le dos du peuple qui a payé à lui seul le lourd tribut». Il craint dit-il, de voir le même scénario se reproduire. Même si, précise-t-il «les manifestants continuent de faire preuve de conscience et de raison» Moussa Touati dit ne pas s'empêcher de penser «et si les marches n'étaient pas pacifiques, que se serait-il passé?».
Le SG du FNA a ainsi souhaité que le pacifisme continue de marquer «la révolte populaire». Ce dernier évoque dans ce sillage la désobéissance civile que s'apprêtent à mener les citoyens, soulignant que cette initiative pourrait «tourner au vrai conflit et par conséquent engendrer une sérieuse crise». Moussa Touati explique qu'il vaudrait mieux «éviter d'employer le terme de désobéissance civile». Cela dit, ajoute-t-il «les citoyens ont naturellement le droit de faire une grève».
Le chef du parti a, par ailleurs, tenu à faire savoir que cette «rébellion est tout à fait légitime». Il avance à ce titre un constat peu reluisant de la gestion des deniers publics par une caste bien précise.
«La corruption a gangréné les institutions de l'Etat, et le peuple n'a jamais eu son mot à dire.» Aussi il rappelle que «le Trésor public appartient au peuple» comme son nom l'indique. «Comment se fait-il alors qu'il y ait des personnes qui se donnent l'entière légitimité de le détenir?»
Moussa Touati précise dans ce contexte que son parti est le seul à avoir milité contre la corruption, les détournements de fonds et autres...qui sévissaient dans les institutions de l'Etat». Poursuivant dans ce sillage, il a déploré le fait que «les communiqués émis à maintes reprises par le FNA pour demander le changement et dénoncer certaines pratiques douteuses n'ont jamais eu écho».

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