ZONES INDUSTRIELLES, STRUCTURES DE SONATRACH ET PLUSIEURS PORTS BLOQUÉS

L'escalade

La grève générale est un fait. Tous les secteurs sont touchés. La Sonatrach est en grève: dans les raffineries du Sud, à Bejaïa, à la direction à Alger, dans la filiale Naftal...Les ports et les zones industrielles ont également répondu au mot d'ordre.

Les Algériens ne veulent rien entendre. Ils sont décidés à poursuivre leurs manifestations pacifiques jusqu'au retrait du président de la République de la course à la présidentielle. Le départ du pouvoir actuel est aussi exigé. Pour atteindre cet objectif, le peuple a choisi, dans une première étape, d'occuper par millions la rue. Comme nouvelle forme de protestation, il a décidé, hier, de fermer le «rideau Algérie». En effet, l'appel à une grève générale de quatre jours qui a débuté hier, a été largement suivi et de manière crescendo. Tout au long de la journée, les informations sur l'adhésion de nouveaux secteurs à la grève générale, inondaient les réseaux sociaux. Mais les annonces les plus importantes sont certainement celles des grèves dans «plusieurs structures» de Sonatrach, l'Entreprise nationale des hydrocarbures dont, à titre d'exemple, la grève des travailleurs de la Sonatrach de Béjaïa qui assurent la gestion du terminal pétrolier ou encore dans les raffineries du Sud, à la direction à Alger et dans la filiale Naftal, selon les informations qui circulent. Il y a aussi le gel des activités des principales entreprises portuaires du pays. D'autres informations font état du gel d'activités dans les ports d'Alger, de Béjaïa et de Skikda où les travailleurs ont mené des mouvements de grève, en signe de solidarité et d'adhésion à la protestation populaire contre le 5ème mandat. «Les travailleurs ont décidé de rallier la protestation pour dénoncer le 5ème mandat et exiger le départ du système», a indiqué un travailleur de ce port, cité par Maghreb Emergent. Il a ajouté: «Le taux de suivi de cette grève est de 100%. Tout est à l'arrêt.» Les travailleurs des zones industrielles ont également répondu au mot d'ordre de la grève. A Alger, les travailleurs de la Snvi et de Mercedes Benz Algérie au niveau de la zone industrielle de Rouiba, ont quitté leurs postes de travail pour tenter une marche pacifique, empêchée par les forces de l'ordre. A Akbou, les travailleurs de la zone d'activité ont fait grève et ont organisé une marche vers le centre-ville. Une grève générale a paralysé toutes les activités dans les wilayas de Sétif, Béjaïa, Tizi Ouzou, Boumerdès, Biskra, Bordj Bou Arréridj et Ouargla.