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NOUVELLE MANIFESTATION À CONSTANTINE

Le centre-ville bloqué

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C'est le citoyen le plus touché...C'est le citoyen le plus touché...

Les enseignants et fonctionnaires des universités dénoncent la décision de Hadjar et disent non au cinquième mandat.

Constantine, et à l'instar de toutes les wilayas du pays, a connu une grève générale. Les commerces sont restés fermés, à l'exception de quelques pharmacies. Les marchés de fruits et légumes, les kiosques, aucune activité n'a été enregistrée. Les lycéens et collégiens ont été invités à quitter les établissements scolaires. Aussitôt, ce sont des groupes brandissant des drapeaux et des affiches anti-cinquième mandat qui se sont formés. A l'heure où nous mettons sous presse, c'est une foule immense qui se constitue au centre-ville bloqué et où la présence des forces de l'ordre est remarquable. Au même moment, une manifestation est en cours au niveau de l'université 3 de Constantine sise à la Nouvelle-Ville Ali-Mendjeli. Celle-ci est composée d'enseignants, fonctionnaires et étudiants avec des slogans anti-Hadjar. Pour les manifestants, sa décision est tout simplement du mépris envers le peuple et une provocation de trop contre les étudiants et enseignants universitaires et ce n'est pas le frein pour le mouvement disent-ils, bien au contraire. Cette grève pour y revenir, n'est pas appréciée par tous puisque c'est le citoyen qui sera le plus touché, néanmoins, rien ne semble arrêter les manifestants et grévistes décidés à mener à bout leurs revendications qui disent non au «cinquième mandat» et «oui au changement». Un changement longtemps souhaité et espéré, mais en vain. Pour eux le temps est venu d'exprimer leur ras-le-bol face à des responsables qui n'ont aucun lien avec la réalité, qui n'ont pas su comprendre les besoins d'une génération qui a montré beaucoup de conscience et de civisme.
Les plus jeunes disent qu'un grand fossé s'est formé entre cette génération et ce gouvernement qui ne veut pas lâcher, mais fait dans la provocation comme la décision prise par le ministre de l'Enseignement supérieur. Cette décision a d'ailleurs poussé de nombreuses universités à travers le pays à dénoncer une démarche irresponsable. Ainsi donc le mouvement de protestation se poursuit avec plus d'importance et plus d'inquiétude aussi. Cela dit, les manifestants sont conscients et disent non aux opportunistes qui tentent de récupérer le mouvement faisant allusion aux partis politiques de l'opposition et le mouvement Mouwatana et non à l'ingérence étrangère. Leur manifestation doit rester pacifique, insistent les protestataires.

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