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ELÈVES ET COMMERÇANTS SUR LA MÊME LONGUEUR D'ONDE

Annaba comme un seul homme

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filles et garçons ont tenu à soutenir l'action du 22 févrierfilles et garçons ont tenu à soutenir l'action du 22 février

La grève générale largement suivie par les commerçants de la wilaya de Annaba, sous les applaudissements des manifestants.

La forte adhésion à la grève générale enclenchée à Annaba, pour contester la candidature du président Abdelaziz Bouteflika, a touché également toutes les institutions à travers la wilaya. À 10 heures, hier dimanche, la ville de Annaba n'était pas encore réveillée. Aucun commerce n'avait levé rideau. L'activité commerciale, marchés, grandes surfaces et autres magasins ont largement répondu à l'appel à la grève. D'aucuns ne pouvaient imaginer que la radicalisation de la contestation contre un 5e mandat allait drainer un suivi massif à Annaba. À peine la séance de 8 heures achevée, que des milliers de lycéens et collégiens ont déserté leurs établissements scolaires, pour se rendre à la place du 1er-Novembre. Cet espace emblématique de Annaba, a été transformé l'espace d'un instant en place de la concorde citoyenne regroupant y compris, les élèves des établissements scolaires de toute la wilaya de Annaba. Par centaines, non par milliers, qu'importe! Ces jeunes filles et garçons ont tenu à soutenir l'action engagée le 22 février dernier, par les séniors, pour dire «non à un 5e mandat». Même s'ils sont jeunes, ils sont très matures. Ils sont sortis pour le changement vers un lendemain meilleur. Un lendemain qui n'est autre que leur avenir incertain, otage d'un système qu'ils tentent d'éliminer. Ce raz de marée de jeunes qui a convergé sur le centre-ville, scandant «Djazaïr horra dimocratia», «Tahia El Djazaïr», ne pouvait, laisser indifférents les adultes. En effet, en moins d'une heure, les rangs se sont renforcés par des centaines de manifestants. Le soutien était plus que visible à Annaba, où les travailleurs et employés de toutes structures et institutions d'état ont quitté leur bureau, pour observer des sit-in. Travailleurs de la direction régionale du Trésor public de Annaba, Sonelgaz, l'APC et les banques, entre autres institutions ont annoncé leur grève contre le 5e mandat. Pour les sidérurgistes du complexe Sider Annaba, et jusqu'à la mise sous presse, aucune réaction n'a été enregistrée. Selon le secrétaire général du syndicat d'entreprise Reda Djemai, contacté par téléphone, «Le syndicat n'interdit à personne de sortir manifester, mais une grève n'est pas possible, même pas envisageable, pour le complexe», a fait savoir Réda Djemai. «Nous ne pouvons pas arrêter le complexe, le HF2 et les unités de l'usine, cela impacterait directement la production», a expliqué de SG de Sider. Tout en mettant en avant la situation antérieure, vécue par le complexe, à l'issue des dernières inondations. Toutefois, notre interlocuteur, a rappelé que les travailleurs étaient libres de manifester, mais à titre personnel. Des propos insinuant que, le syndicat du complexe d'El Hadjar, craint de rallier le mouvement contestant la candidature de Abdelaziz Bouteflika, du moins au nom du syndicat d'entreprise...

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