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BÉJAÏA

Le service minimum assuré

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La ville de Béjaïa s'est réveillée encore, hier, dans un climat de contestation visible sur les devantures des magasins et commerces. Déclarée ville morte depuis dimanche, la ville de Béjaïa et ses quatre coins, l'ont resté encore, hier, avec cependant une amélioration notable dans les commerces et les services. Le service minimum est assuré, même si cela se fait dans une anarchie totale. C'est en effet, au bon vouloir des commerçants. Alors que les administrations publiques tout comme les entreprises publiques et privées, sont restées en situation de paralysée, certains kiosques, cafés ont renoué avec l'activité. Il fallait assurer le minimum pour le simple citoyen. Au deuxième jour de la grève, on arrive en effet à siroter un café, s'acheter son paquet de cigarettes et autres besoins. Les pompes à essence assurent le carburant. Les stocks épuisés la veille de la grève, ont été alimentés durant la nuit. Les longues chaînes étaient encore, hier, visibles au niveau de toutes les stations-service de la ville et un peu partout dans les régions de la wilaya. La tension, est certes moins forte, qu'au premier jour du mouvement, mais elle est encore là car toutes les institutions publiques sont restées à l'arrêt. Au niveau des communes, les portails sont fermés, les directions fonctionnent uniquement pour affaires internes. Les banques, les services étatiques en général ont répondu absents pour la seconde journée de la semaine. Le transport public est quasiment inexistant. Ce poumon de l'économie paralyse à lui seul toutes les activités. Le citoyen n'a de recours qu'aux taxis et autres fraudeurs, qui se frottent, depuis deux jours, les mains. Les courses sont plus chères. Le profit y est. L'autre évolution notable à Béjaïa réside dans le fait qu'aucune action de rue n'a été enregistrée.

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