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MANIFESTATIONS DANS TOUTES LES WILAYAS

Un enfant meurt suite à une électrocution

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La place de l'enfant est dans l'école et non pas dans la rue! Les images d'enfants manifestant avec des drapeaux, choquent la société civile.

L'irresponsabilité de certains enseignants met en danger la vie des élèves. Hier à Mila, un élève de 14 ans est mort suite à une électrocution, selon une source judiciaire. Un véritable désastre. La victime a essayé de mettre le drapeau de l'Algérie sur un câble «haute tension», il a rendu l'âme sur les lieux de l'accident. Comment un élève peut-il mourir alors qu'il devrait être en classe? Qui est le responsable de cette tragédie? Cet accident est le fruit d'une irresponsabilité collective.
A Rouiba, une dizaine de collégiens sont tombés de camions et de bus, alors qu'ils manifestaient à la sortie de leurs établissements scolaires. Ils ont été transférés aux urgences de l'hôpital de Rouiba et certains d'entre eux présentent de graves blessures. La responsabilité des établissements scolaires qui libèrent les enfants de cette façon est pleinement engagée.
Les appels à la sensibilisation des parents d'élèves et enseignants se multiplient. Depuis, avant-hier, les élèves envahissent les rues. Ils tournent le dos à l'école pour s'approprier des lieux publics. La place de l'enfant est dans l'école et non pas dans la rue! Les images d'enfants manifestant avec des drapeaux, choquent la société civile. Elles sont plus qu'inquiétantes. Contacté par nos soins, Ahmed Khaled, le président de l'Association nationale des parents d'élèves, lance un appel de sensibilisation et de mobilisation aux parents d'élèves et aux enseignants. «Je lance un appel aux parents d'élèves, ils doivent accompagner leurs enfants à l'école, il ne faut pas les laisser seuls. Si l'école ferme ses portes, dans ce cas-là les parents accompagnent leurs enfants à la maison», fait savoir le président de l'association. Il ajoute, que l'école doit rester «apolitique», c'est dans cette optique que l'école doit garder son image. Il regrette dans ce même sens, que les spécialistes ne jouent pas leur rôle dans la sensibilisation. «Les psychologues des écoles doivent jouer leurs rôles et expliquer aux élèves ce qui se passe. L'enfant doit comprendre qu'il ne s'agit pas de lui et que ces manifestations ne le concernent pas». La responsabilité est partagée entre, les parents d'élèves, les enseignants et les directeurs d'établissement. Ahmed Khaled a fait part de son regret quant à cette situation, surtout que certains enseignants grévistes ne sont pas en grève dans...les écoles de cours supplémentaires. «Ils désertent l'école publique, mais donnent des cours supplémentaires et travaillent dans les écoles privées. Le seul perdant est le simple élève», regrette le même interlocuteur. Dans cette situation, si particulières, des mesures spéciales doivent être mises en place. «Nous sommes en période d'examens. L'agenda de l'année scolaire sera fortement perturbé», souligne le président de l'association, précisant qu'il ne faut pas oublier les élèves de terminale, qui «préparent un examen décisif dans leurs vie et parcours estudiantin. Dans ce même contexte, le même responsable, appelle les directeurs d'établissements scolaires à être plus vigilants et rigoureux. «Il faut qu'ils sensibilisent. Ils peuvent organiser des rassemblements dans les cours des écoles. L'élève ne doit en aucun cas sortir dans les rues...», il ajoute que les cycles du primaire et moyen ne doivent en aucun cas participer à une activité politique. De son côté, le président du Réseau algérien pour la défense des droits de l'enfant «Nada», Abderrahmane Arar, a souligné à L'Expression, qu'il est impérativement important de laisser l'enfant en dehors de l'enjeu politique. «Il faut éviter d'utiliser les enfants dans cette manoeuvre, purement politique. C'est plus que dangereux», ajoutant que la protection de l'enfant demeure la responsabilité de tous. Pour sa part, la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, a appelé à placer l'école de l'Algérie au-dessus de toute considération. La première responsable de l'éducation a qualifié la sortie des élèves des cycles moyen et secondaire à la rue, au niveau de la capitale et plusieurs wilayas, «de dangereuse». «Nous avons tous le devoir moral, l'obligation et la responsabilité de protéger notre école, donc de protéger nos élèves, de protéger nos enfants», a écrit la ministre sur sa page officielle sur Facebook.

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