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GRÈVE GÉNÉRALE À ALGER

L'élan faiblit dans la capitale

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Les habitudes reprennent...Les habitudes reprennent...

Le centre d'Alger grouillait de monde, dès le petit matin. Exception faite de certains commerces qui ont poursuivi la grève en baissant rideau, on constate, que la grande majorité a finalement décidé de rouvrir.

L'appel à la grève générale, lancé sur les réseaux sociaux il y a quelques jours, n'a pas eu l'écho du premier jour à Alger. En effet, le coeur de la capitale grouillait de monde, dès le petit matin. Exception faite de certains commerces qui ont poursuivi la grève en baissant rideau, on constate, que la grande majorité a finalement décidé de rouvrir.
Du côté du boulevard Hassiba Ben Bouali, les commerçants dont les magasins se situent le long de la rue, travaillaient normalement. L'affluence des clients était elle aussi au rendez-vous, notamment au niveau des magasins d'alimentation générale ou encore dans des boulangeries. Idem pour les magasins d'habillement où plusieurs personnes défilaient continuellement.
Même chose à Belcourt, où les gens vaquaient normalement à leurs occupations, et faisaient leurs emplettes tranquillement. Au niveau du quartier de Bab El Oued, la foule se fait encore plus dense. Là aussi, les commerces étaient pour la plupart, ouverts. Cela dit, en pénétrant dans les rues adjacentes aux quartiers principaux, les quelques magasins d'alimentation générale et autres se situant sur place, étaient pratiquement tous fermés.
Sur les hauteurs d'Alger en revanche, El Biar plus précisément, le suivi est beaucoup plus mitigé que dans le centre de la capitale. En plus des rues quasi vides, beaucoup de commerçants ont fermé boutique. Cela dit, en avançant plus au centre de la commune, les passants se font beaucoup plus nombreux.
Par ailleurs, en ce qui concerne le transport urbain, bien que les bus de l'Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger (Etusa) aient desservi les principales lignes, la grille horaire des départs et des arrivées n'a pas été respectée. Ce qui a laissé place à de sérieux désordres au niveau des différentes gares où les citoyens ont attendu beaucoup plus longtemps l'arrivée de leurs bus. Le transport ferroviaire a également été caractérisé par des perturbations assez importantes. Le métro d'Alger n'a ainsi pas desservi toutes les stations, en plus du fait que les rames se soient faites plus rares qu'à l'accoutumée.
De façon globale, un recul du suivi de la grève à Alger, s'est fait sentir hier par rapport à la première journée. Cela n'est évidemment pas le cas dans toutes les wilayas du pays, à l'instar de Tizi Ouzu et bien d'autres, où les commerçants notamment, ont procédé de la même façon qu'avant-hier. Idem pour les transports qui étaient presque tous à l'arrêt.
Il faut dans ce contexte dire que si certains commerçants ont fait marche arrière et se sont démarqués de ce mouvement de grève, cela est étroitement lié au fait que le suivi ou pas de cette grève a fait et continue de faire débat dans les réseaux sociaux particulièrement. La question divise clairement l'opinion publique. Après le large suivi, au premier jour, de la grève générale censée s'étaler sur cinq jours.

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