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SIX GROUPES PARLEMENTAIRES DE L'OPPOSITION SE CONCERTENT

Le retrait collectif n'est pas écarté

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L'hémicycle en ébullition...L'hémicycle en ébullition...

Ces députés ont boycotté, hier, la séance plénière consacrée à l'adoption de deux projets de loi.

Les députés de six groupes parlementaires se sont retirés, hier, d'une séance plénière de l'APN pour protester contre le cinquième mandat du président sortant, Abdelaziz Bouteflika. Il s'agit des députés du FFS, du RCD, du MSP, du PT, du Front El Moustakbal et du mouvement El Bina, qui ont quitté l'hémicycle avant le début des travaux à la plénière consacrée à l'adoption de deux projets de loi, le premier relatif aux activités de médecine vétérinaire et la protection de la santé animale et le second relatif aux activités nucléaires. Malgré ce retrait, ces textes de loi ont été adoptés à la majorité par les députés des partis de l'Alliance présidentielle(FLN, RND, MPA, TAJ et les indépendants). Les contestataires ont observé, à l'intérieur de la chambre basse du Parlement, un rassemblement contre le cinquième mandat, tout en proclamant leur soutien au mouvement populaire. Ces groupes, qui constituent l'opposition parlementaire, continuent de se concerter pour un éventuel retrait collectif. Un retrait qui doit être entériné par les instances habilitées de leurs partis respectifs. A titre de rappel, le plus vieux parti d'opposition a été le premier parti à décider du retrait de ses parlementaires de l'APN et du Conseil de la nation. Le FFS a décidé du retrait de ses parlementaires des deux chambres (12 députés à l'APN et quatre membres au Conseil de la nation), «pour lutter au côté du peuple sur le terrain», est-il noté dans le communiqué du parti, qui a également lancé un appel «pour poursuivre les manifestations de façon pacifique». Toutefois, le groupe parlementaire de ce parti, s'est opposé à la décision «unilatérale» de l'instance présidentielle. Les parlementaires du parti du défunt Hocine Aït Ahmed, également membres du CN, avaient préféré mener des concertations préalables avec d'autres partis de l'opposition siégeant au Parlement pour envisager un éventuel retrait collectif. Lorsque les députés des partis de l'Alliance présidentielle avaient cadenassé et enchaîné le portail principal de l' APN pour réclamer le départ de Saïd Bouhadja, plusieurs voix se sont élevées, en vain, pour demander aux députés de l'opposition de se retirer du Parlement «croupion». Les députés de l'opposition s'étaient contentés de dénoncer ce coup de force et de boycotter la séance plénière consacrée au plébiscite de Mouad Bouchareb en remplacement de Saïd Bouhadja. Nombreux sont les citoyens, qui considéraient à tort ou à raison, inutile, la présence de l'opposition dans ce genre de Parlement «totalement soumis à l'Exécutif». Pour rappel, le député de Béjaïa, Khaled Tazaghart a été le premier à annoncer sur sa page facebook sa démission de son poste de député. Ce transfuge du FFS, a été élu sur la liste du front El-Moustakbel. Sid-Ahmed Ferroukhi, ancien ministre de l'Agriculture lui a emboîté le pas, en annonçant sa démission sur les réseaux sociaux. Dans sa lettre de démission, Ferroukhi a précisé: «Notre devoir est d'entendre, d'écouter et de nous imprégner d'une grande sagesse pour accompagner ce mouvement social important pour l'avenir de notre pays.»

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