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LES MAGISTRATS EMBOÎTENT LE PAS AUX AVOCATS

Ils marchent dans les rues du pays

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Ils marchent dans les rues du pays

«C'est une première dans l'histoire de la justice algérienne», a assuré à ce propos Me Ali Moussaoui.

Les avocats qui avaient déjà essuyé les coups de boutoir du service d'ordre, reviennent à la charge et marchent dans les rues de plusieurs wilayas du pays pour porter haut et fort leur opposition à la cinquième législature. Hier, tôt le matin, les robes noires ont battu le pavé dans les grandes villes du pays, notamment à Constantine, à Oran, à Annaba, mais également à Béjaïa, à Bouira, à Blida et à Mila. Les magistrats et greffiers ont emboîté le pas aux avocats et ont marché à leur tour, sinon ont rejoint les sit-in des avocats, partout, où, la tentative de ces derniers a été contrariée par la police. L'action des avocats vient en réponse à l'appel lancé la semaine dernière par l'Union nationale des ordres des avocats Unoa. Ils ont de fait tenu, par centaines, voire par milliers, des sit-in devant les sièges des cours de justice à travers tout le territoire national, en guise de ralliement au mouvement populaire anti-5e mandat. Alors que l'on apprend que l'ensemble des barreaux d'Algérie a entamé une grève de 48 heures, les avocats demandent au Conseil constitutionnel, qui doit statuer avant jeudi sur la validité des dossiers de candidatures à la présidentielle du 18 avril, de ne pas valider celle du président sortant Abdelaziz Bouteflika en raison de son «incapacité à exercer» les fonctions de chef de l'Etat. Ces actions s'inscrivent dans le cadre de l'engagement pris par l'Union nationale des ordres des avocats de soutenir le mouvement populaire et d'appeler au respect de la Constitution et de l'Etat de droit. Ils montrent ainsi leur adhésion au mouvement populaire et leur engagement pour un changement démocratique. Devant le siège de la cour de Béjaïa, les magistrats ont rejoint la manifestation et ont collé à l'initiative des avocats en sit-in devant la cour de la ville des Hammadites. Sur l'une des pancartes brandies par les hommes et femmes de loi, l'on pouvait lire: «Les magistrats sont des enfants du peuple qui ne peuvent ignorer ses revendications.» .

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