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BÉJAÏA

"Non aux solutions de replâtrage"

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La proposition de sortie de crise faite par la présidence de la République n'a pas eu l'effet escompté à Béjaïa, qui a été, hier, rythmée par quatre manifestations de rejet de la continuité pour le changement du système.

Les citoyens de Béjaïa, toutes catégories confondues sont sortis hier dans la rue, en réponse à la nouvelle proposition de sortie de crise décidée dans la soirée de lundi par la présidence de la République. Les huissiers, les notaires, les employés de Naftal et de la SDE, ceux de la santé publique et les étudiants ont respectivement et séparément marché pour exiger un changement réel et non un replâtrage, demandant, on ne peut plus clairement, le départ du système tout entier. Béjaïa dit non à «la continuité déguisée». Tôt le matin, les employés de la Société de distribution d'électricité et de gaz se sont joints aux employés de Naftal et de la Sonatrach, dans une marche de protestation, qui n'a de valeur que de signifier leur ralliement au mouvement de protestation national exigeant le changement du système. Fini les slogans anti 5e mandat. Place aux mots d'ordre rejetant la continuité du système, avec l'exigence de son départ sans conditions. Parallèlement, les notaires et les huissiers de justice marchaient vers le siège de la wilaya avec les mêmes mots d'ordre, emboîtant ainsi le pas aux juges et aux avocats qui, la veille, ont exprimé leur soutien aux revendications populaires.
Les professionnels de la santé ont réinvesti la rue pour se joindre au mouvement populaire national pour le changement. «Nous sommes aussi concernés par l'avenir de notre pays», affirme un marcheur, drapé de l'emblème national et en tenue de travail. Des médecins, des infirmiers, des travailleurs étaient sortis pour dire leur mot, lequel est partagé aujourd'hui par toutes les catégories de la société. Mais la marche grandiose était celle des étudiantes et des étudiants de l'université Abderrahmane Mira.
Les étudiants ont exigé la refonte du système pour faire «de notre Algérie, une terre de paix, de démocratie et de liberté» pour «un bien-être commun, fait de plein-emploi et d'un cadre de vie confortable». Toutes les manifestations se sont achevées dans le calme, en attendant l'autre grande marche prévue pour aujourd'hui par la corporation des travailleurs de l'éducation nationale. Béjaïa reste fidèle au mouvement du changement.

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