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LES ÉTUDIANTS APRÈS LE REPORT DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Ils ne lâchent pas la contestation

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Partagés entre colère et perplexité, les étudiants se sont rassemblés hier au centre d'Alger pour crier au scandale face à ce que la plupart d'entre eux appellent du «mépris».

Le monde estudiantin est en effervescence après avoir eu vent des dernières «décisions» du gouvernement quant au report de l'élection présidentielle et le retrait de candidature du président Abdelaziz Bouteflika.
Partagés entre colère et perplexité, les étudiants se sont rassemblés hier au centre d'Alger pour crier au scandale face à ce que la plupart d'entre eux appellent du «mépris».
En effet, c'est sans doute le mot qui est revenu le plus souvent dans la bouche des manifestants.
Les avis recueillis sur place sont sans appel, les étudiants rejettent catégoriquement et à l'unanimité «le prolongement du mandat de Bouteflika». «Ils nous prennent vraiment pour des naïfs, comment osent-ils?», s'est indigné l'une des étudiante de la faculté de Bab Ezzouar. «Nous refusons que Bouteflika brigue un cinquième mandat et voilà qu'il prolonge le quatrième, c'est hallucinant!», a-t-elle renchéri d'un air interloqué.
Au milieu de la foule, d'autres étudiants commentaient les événements. Ces derniers n'ont pas cessé d'évoquer le fait que le problème ne réside pas au niveau de tel ou tel personnalité politique. Pour eux, c'est tout le systéme qui doit être réformé. Ils ne voient ainsi aucun intérêt de substituer Ahmed Ouyahia par Nouredine Bedoui. Se joignant à leur discussion, un passant échange quelques mots avec le groupe de jeunes, en leur demandant ce qu'ils voulaient précisément.
Les réponses n'ont pas tardé à se faire entendre: «Nous voulons du sang neuf, marre de voire les mêmes tètes à la télévision depuis notre naissance», ironise alors l'un des révoltés. «Ce système est devenu obsolète, on veut voir plus de jeunes afin de redonner une nouvelle dynamique au pays», ajoute la même personne.
Rencontrés aux alentours du jardin Khemisti près de la Grande Poste, Imane et Imad, tous les deux étudiants en droit brandissent une banderole sur laquelle est affiché «le fait qu'un président recourt à un prolongement de mandat est anticonstitutionnel». Donnant plus de détails juridiques, ils ont expliqué que comme le stipule l'article 110 de la Constitution, «un président ne peut procéder à un prolongement de mandat, sauf dans des cas exceptionnels tels que le déclenchement d'une guerre», précisent-ils.
Ces jeunes, ne dépassant pas, pour la grande partie, les 24 ans, ont exprimé hier comme les jours précédents, leurs ras-le-bol du fait d'être toujours relégués en dernier plan, dans la structure d'une société dont ils représentent pourtant la majorité écrasante.

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