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MAROCAINS ET SAHRAOUIS SE RETROUVERONT LES 21 ET 22 MARS

Une 2ème table ronde tirée par les cheveux

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La délégation sahraouieLa délégation sahraouie

Ce rendez-vous aura lieu à Genève après que l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental ait rencontré séparément les deux parties.

C'est une course contre la montre que Horst Köhler semble avoir engagée. Le mandat de la Minurso qui n'est désormais renouvelé que pour une durée de six mois expire fin avril.
Une nouvelle résolution doit être adoptée après que le Conseil de sécurité aura été briefé sur le développement que connaît le processus de paix que pilote le représentant personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental. Et ce n'est apparemment pas une partie de plaisir ni un long fleuve tranquille. Aucun indice ne permet de penser que des avancées tangibles ont été réalisées pour laisser entrevoir une issue possible à un conflit qui perdure depuis près d'un demi-siècle.
Il n'empêche que le Maroc et le Front Polisario se retrouveront les 21 et 22 mars à Genève pour une seconde table ronde qui donne la nette impression d'être tirée par les cheveux. Les prochains pourparlers entre Sahraouis et Marocains se présentent sous de mauvais auspices. Le Maroc considérant que son plan d'autonomie représente la seule issue au conflit du Sahara occidental.
L'ambassadeur marocain auprès des Nations unies, Omar Hilale, avait déclaré que «l'autonomie proposée par Rabat était tout ce qui peut être proposé pour le règlement du conflit au Sahara occidental». La réaction des responsables sahraouis a aussitôt fusé. Elle a tout simplement fustigé les propos tenus par le diplomate marocain et mis en garde contre le danger que représente cette option en complète contradiction avec le processus onusien. Ce genre de déclaration «n'exprime par une volonté réelle du négociateur marocain de parvenir à la paix et au règlement du conflit au Sahara occidental», a souligné l'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) à Alger lors d'une conférence de presse qu'il a animée le 3 février dernier au siège de l'ambassade sahraouie.
Abdelkader Taleb Omar a, dans la foulée de son observation, mis en garde contre le «danger» de la poursuite de la positon marocaine qui est contradictoire et ne répond pas aux objectifs du Conseil de sécurité et aux efforts de l'envoyé personnel du secrétaire général onusien au Sahara occidental, Horst Kohler. Le processus de paix a incontestablement du plomb dans l'aile. Certains signaux le suggèrent. A commencer par cette tournée du représentant personnel du secrétaire général de l'Organisation des Nations unies pour le Sahara occidental qui était programmée pour la mi-février et qui n'a pas eu lieu. Horst Köhler a finalement rencontré les deux parties au conflit séparément.
Les Sahraouis les 4 et 5 mars à Berlin et les Marocains à la fin du mois de février dans la capitale française. La rencontre de Paris «s'inscrit dans le cadre de la coopération permanente entre le Maroc et les Nations unies afin de parvenir à une solution politique définitive au différend régional sur le Sahara marocain», ont indiqué les médias marocains qui ont cité tous une «source autorisée» du département des affaires étrangères de leur pays. Horst Köhler avait réussi à organiser une première table ronde qui s'était tenue les 4 et 5 décembre 2018 à Genève. Elle avait laissé entrevoir une lueur d'espoir pour voir enfin des négociations directes s'instaurer entre le Maroc et le Front Polisario après un silence qui aura duré bientôt 9 ans.
La dernière fois où ils se sont installés à la même table de négociations remonte à mars 2012 à Manhasset aux Etats-Unis. Tout indique que le successeur de Christopher Ross aura du mal à briser la glace...

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