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CONSTANTINE

Des juges devant le palais

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Les robes noires rejoignent la contestationLes robes noires rejoignent la contestation

Les magistrats ont dénoncé la violation de la Constitution et réclament réparation.

Constantine de décolère pas et ne rompt pas le mouvement de contestation contre le prolongement du mandat du président de la République, réclamant le départ inconditionnel du gouvernement. Plus d'une centaine de magistrats ont protesté, hier, devant le Palais de justice pour dire non au prolongement, revendiquant une justice libre et indépendante. Vêtus de leurs robes noires, les magistrats comme un seul homme ont décidé de parler, malgré les pressions.
Les magistrats ont dénoncé la violation de la Constitution et réclament réparation. C'est la première contestation des magistrats à Constantine, depuis le début des manifestations le 22 février dernier. Ils ont, par ailleurs, exprimé leur soutien aux manifestations du peuple. C'est au même moment que des milliers d'enseignants et employés de l'éducation nationale ont organisé une marche depuis El Koudia en passant par la rue Messaoud Boudjriou, jusqu'à la place Kennedy avec les mêmes slogans, «non au prolongement et changement radical au sein des hautes sphères du pouvoir». Sur des affiches on pouvait lire «non au prolongement», ou encore «Benghebrit dégage».
La marche, comme les précédentes, s'est déroulée pacifiquement. La présence des forces de l'ordre est toujours remarquable au centre-ville. Aujourd'hui, ça sera au tour des artistes de conduire un autre mouvement de contestation, devant le théâtre régional. Ils seront présents en force pour exprimer leur soutien au peuple, dire non au prolongement et demander un changement.
Ainsi, la rue continue de contester les décisions prises par le président de la République, relatives au report de l'élection présidentielle, la nomination de Nouredine Bédoui comme Premier ministre et la conduite d'un Congrès national par Lakhdar Brahimi. Des décisions qui ont été rejetées par les Algériens relativement aux personnes nommées. Pour eux, la confiance a été rompue depuis longtemps entre le peuple et le gouvernement, et ce ne sont pas ces mêmes acteurs qui vont apporter un changement, car la racine du «système» est toujours là. Ils estiment que le moment est venu pour rendre le pays aux plus jeunes. Des jeunes, disent-ils, qui n'ont pas eu la chance de démontrer leurs compétences et ont été gardés en marge de ce qui se passe dans leur pays, qui est le leur aussi.

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