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REFONTE GLOBALE DU SYSTÈME DE SANTÉ

C'est le moment ou jamais!

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Le professeur Kamel BouzidLe professeur Kamel Bouzid

Le président de la Société d'oncologie médicale, le professeur Kamel Bouzid, a mis l'accent hier, lors de son intervention à la Radio nationale Chaîne 3, sur l'urgence de mettre en application les textes de la loi sanitaire adoptée en juillet dernier.

Au moment où l'Algérie vit une période décisive de son histoire, la nécessité d'une refonte du système de santé actuel s'invite dans le débat social.
Dès lors, le président de la Société d'oncologie médicale, le professeur Kamel Bouzid, a mis l'accent, hier, lors de son intervention à la Radio nationale Chaîne 3, sur l'urgence de mettre en application les textes de la loi sanitaire adoptée en juillet dernier.
A ce titre, il a rappelé que la loi sanitaire de 2018 vient en remplacement de celle de 1985, «soit 40 ans après». Il estime en outre que cette nouvelle loi «pose les jalons d'une réelle réforme», cela dit «il reste encore à appliquer ses textes sur le terrain», histoire de voir ce que ça va donner.
Par ailleurs, Kamel Bouzid a présenté un bilan général de notre système de santé. Celui-ci, dit-il «est émaillé de graves lacunes». De ce fait, il insiste en premier lieu, sur la nécessité de «revoir la formation médicale et paramédicale». L'intervenant explique dans ce sillage que depuis 48 ans, les médecins sont formés selon la réforme de l'enseignement supérieur qui date de l'année 1971. Ce qui a d'après lui, donné lieu à une inadéquation totale entre la formation et les réels besoins du secteur, notamment ces dernières années.
Ce n'est donc, poursuit-il, qu'en septembre 2018 qu'une nouvelle vision dans ce sens a été conduite par l'ensemble des doyens des Facultés de médecine. Celle-ci est destinée à former des médecins généralistes sur les bases de standards actuels, qui s'adaptent aux besoins du terrain. Il s'attend par conséquent à ce que «dans sept ans, le personnel médical sera en cohésion avec son environnement». S'axant davantage sur la formation des médecins spécialistes, le président de la société d'oncologie remonte dans le temps, faisant un petit rappel de la crise liée à la grogne des médecins résidents, en 2011 et plus récemment en 2018. Il estime que ces deux crises traduisent un profond malaise qui n'a pas encore marqué sa fin. Il déplore le fait qu'aujourd'hui, «les décisions d'affectation ont été centralisées au niveau du ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière», ajoutant qu'elles n'ont absolument aucun rapport avec la réalité du terrain. Kamel Bouzid expliquera pour le coup, les départs en masse des médecins spécialistes vers l'étranger, s'avère être un très grand problème. Ce dernier a d'ailleurs fait état de pas moins de 12.000 départs rien qu'en France. Pour l'invité de l'émission, il y a vraiment lieu de s'inquiéter.
Revenant sur la contestation des médecins résidents, le professeur Bouzid rappelle que leurs préoccupations «sont loin d'être satisfaites», et ce, même après les décisions de la tutelle. Dans ce registre, Kamel Bouzid tient à préciser que les autorités n'ont pas fait d'efforts pour résoudre le problème à la source. Il a fait savoir que la problématique réside, notamment au niveau de l'absence de plateaux techniques adaptés au travail des soignants. Le professeur s'étonne ainsi et dit clairement que ce n'est pas le fruit du hasard si les spécialités demandant un plateau technique, à l'image de la pneumologie et de la gastroentérologie, ont été supprimées.
Par conséquent, devant ce constat qu'il qualifiera d'effrayant, Kamel Bouzid ne voit autre solution que d'opérer «une refonte globale et en profondeur du system de santé». Elle doit concerner, dit-il les soignants, les gestionnaires de structures de santé, mais encore l'autorité centrale.
Il a en outre soutenu qu'une refonte de ce système doit passer par un débat inclusif, impliquant ainsi «et les citoyens, et les acteurs du secteur de la santé».
Toutefois, le professeur Bouzid prévient que cette refonte doit exclure certaines pratiques douteuses qui marquent le milieu hospitalier, telles que le clientélisme et les trafics en tous genres, propres à de nombreux administrateurs de structures de santé.

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