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MANIFESTANT CONTRE LA PROLONGATION DU 4ÈME MANDAT

Les enseignants ont marché à Bouira

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Les enseignants ont marché à Bouira

Hier, c'était au tour des enseignants de battre le pavé dans une imposante marche depuis la direction de l'éducation jusqu'au siège de la wilaya.

Tout au long de la procession, les éducateurs ont entonné des slogans appelant au départ du président dès la fin de son mandat. Encadrée par l'intersyndicale, la marche a vu la participation d'enseignants vêtus de blouses blanches qui exercent dans les trois paliers pédagogiques. Dès le début, le millier de participants ont été rejoints par les travailleurs de la Sonelgaz, venus exprimer leur colère aussi. Cette marche succède à celle des avocats et des magistrats qui ont observé un sit-in devant le siège de la cour, le mardi en début d'après-midi. Pour l'histoire, précisons que tout au long de la semaine, c'est-à-dire depuis dimanche dernier, la ville de Bouira a accueilli des marches corporatistes. Les étudiants, les avocats, les fonctionnaires, les juges, les enseignants, pour ne citer que ces corps, ont sillonné les rues de la ville pour rejeter les mesures initiées «contre la volonté du peuple». Un dénominateur commun à ces manifestations reste le calme, la bonne ambiance qui prévaut à chaque sortie. Il faut aussi faire part de la bonne gestion de ces foules par des services de sécurité qui régulent la circulation au passage des manifestants. Signalons aussi la compréhension des automobilistes qui adhèrent aux revendications en apportant un peu plus de bruit avec les klaxons. Concernant la marche des enseignants, nous signalons la forte présence de la gent féminine surtout que le corps éducatif est investi par elle depuis quelques années.
Les personnels administratifs, les inspecteurs ont manqué à l'appel si on excepte quelques directeurs qui ont bravé la peur et ont marché au milieu des enseignants.
L'image forte, hier, c'était ce quatuor d'enfants qui tenaient un grand drapeau national et ouvrait la marche. En marge de ces mouvements redondants, les débats tournaient autour des mesures à entreprendre d'ici vendredi où une marche est retenue. Ce qui se dit à propos des élus du FLN et de ses alliés se dit aussi vis-à-vis des formations de l'opposition. Unanimement, les citoyens rejettent toute la classe politique, coalition présidentielle et opposition, mais aussi l'éventuel choix de M. Lakhdar Brahimi à la tête de la Conférence nationale retenue dans le programme du président, un natif de la région de Aïn Bessem dans la wilaya de Bouira. «La situation actuelle est le résultat de l'état de déliquescence politique instaurée par les deux parties.
Les partis au pouvoir n'ont pas pu mettre en place les bases et les mécanismes en mesure de faire de l'Algérie un pays avec des institutions durables.»

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