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EDUCATION À BOUIRA

A quoi joue le Cnapeste?

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Le chantage par les notesLe chantage par les notes

Le Cnapeste, bureau de Bouira, invite ses partisans à ne pas porter les notes d'évaluation des élèves.

Dans un communiqué posté sur les réseaux sociaux, le Cnapeste invite ses adhérents à ne pas remettre les notes du deuxième trimestre et à boycotter le travail administratif d'évaluation. Alors que la rue exprime sa volonté de changer tout un système qui aura montré ses limites il persiste des comportements corporatistes qui nuisent indirectement à cette avancée démocratique. Le Cnapeste, bureau de Bouira, vient de pondre un communiqué dans lequel il invite ses partisans à ne pas porter les notes d'évaluation des élèves. Cette décision si elle venait à être appliquée est un acte grave qui viole le droit de cet apprenant. Les notes sont une évaluation du travail d'un élève dans son cursus scolaire. Un syndicat n'a pas le droit de priver l'enfant de ce droit en se «cachant» derrière des revendications dites socioprofessionnelles alors qu'elles sont dans leur majorité politiques. Les partisans d'une école proche des mouvances idéologiques que la ministre, ex-ministre pour l'instant, a voulu combattre, saisissent pareils moments pour faire passer leurs «envies». Le Cnapeste, une formation qui prône la liberté, la science et la citoyenneté va vers une dérive grave qui viendra accentuer la tension qui domine toute la société ces derniers jours. Les élèves ont des droits que nul ne peut violer ou utiliser à des fins inavouées. Les syndicats ont des obligations qu'ils doivent accomplir sans mot dire. La présence, lors de la récente marche des enseignants, d'activistes politiques et partisans de formations politiques comme le RCD, le FFS... pour ne citer que ces deux partis amplement ancrés dans la wilaya de Bouira, laisse croire à une adhésion de ce syndicat à une ligne directrice précise. En renonçant à porter les évaluations sur les bulletins, les partisans de cette rétention tendent la perche à tous ceux et celles qui ont mené le pays à la situation actuelle. Enclencher une grève en ce moment, le communiqué posté sur les réseaux sociaux y fait allusion, reste une action suicidaire à moins qu'elle soit dument réfléchie et s'inscrit dans un agenda que seuls ses programmateurs connaissent. Pour l'anecdote, même en période de grève, les «commerçants» du savoir ont continué à faire leurs cours payants dans leurs garages. En espérant que la sagesse d'une bonne partie de la composante humaine de ce syndicat l'emporte, les parents n'accepteront pas de voir la scolarité de leurs enfants une énième fois perturbée.

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