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TIZI OUZOU

Les promoteurs Ansej et Cnac marchent

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Les marcheurs sont venus de plusieurs wilayasLes marcheurs sont venus de plusieurs wilayas

Les dettes contractées auprès des banques par des dizaines de milliers de jeunes nouveaux investisseurs ne sont pas remboursées.

Plusieurs milliers de jeunes promoteurs Ansej et Cnac ont marché hier matin dans la ville de Tizi Ouzou. Ils venaient de plusieurs wilayas d'Algérie. Les milliers de jeunes qui vivent depuis plusieurs années sous le poids des dettes contractées auprès des banques, ont marché pour appeler le système à dégager». La marche a emprunté le chemin de l'Université de Tizi Ouzou pour se diriger vers l'autre bout de la ville, place de la Bougie, en scandant des slogans «Non au prolongement du 4e mandat» et «Système dégage!»
En effet, les marcheurs de toutes catégories étaient venus de plusieurs wilayas. Des jeunes, des femmes et des hommes ont scandé aussi des slogans pour crier le mal dont ils souffrent depuis des décennies. «On nous a prêté de l'argent et on nous a envoyé des maffieux pour nous bouffer.
Nous sommes victimes de la maffia qui a volé l'Algérie» criaient-ils. L'ambiance était calme et ressemblait à celle qui a régné hier, lors de la marche qui a réuni des centaines de milliers de personnes. En fait, la marche d'hier, organisée par le collectif des jeunes promoteurs regroupés du sein du Came (Collectif d'appui à la microentreprise), était aussi un cri d'alarme contre les conséquences de la gestion de ce dossier très épineux. Les dettes contractées auprès des banques par des dizaines de milliers de jeunes nouveaux investisseursw ne sont pas remboursées. Et au vu de la situation de l'économie locale, il devient évident qu'il est impossible pour les jeunes de s'en acquitter. Ces derniers avancent plusieurs raisons qui les empêchent de rembourser depuis des années, mais personne ne semble les écouter.
Hier donc, les jeunes promoteurs affirmaient que ce dossier a fait l'objet d'une gestion politique et non économique. Le rêve de milliers de jeunes s'est transformé en un pénible cauchemar. Des témoignages, par centaines, font état de drames familiaux causés par la pression des huissiers de justice lâchés par les banques afin de poursuivre en justice les jeunes. Lors d'une rencontre organisée par la Came, des témoignages ont fait part de divorces à cause de cette pression. D'autres évoquaient des dizaines de suicides et des centaines de dépressions nerveuses. Les drames sont considérables.
Aujourd'hui, les jeunes veulent s'extraire de ce cercle vicieux infini. Le mal est grand car les problèmes qui empêchent de rembourser sont toujours là, plus grands que jamais. En premier lieu, les jeunes déplorent un climat des affaires dominé par une maffia locale qui accapare tous les appels d'offres. Les petites entreprises, après s'être endettées, se retrouvent dans un environnement économique hostile.
Enfin, il est à noter que la marche d'hier n'est qu'une énième action. Les jeunes affirment qu'à l'avenir, leurs démarches seront plus radicales et fortes. Il est très urgent de mettre un terme à ce grand mensonge qui n'a que trop duré. Un mensonge dans lequel ont été embarqués des centaines de milliers de jeunes qui ne cherchaient qu'une petite rentrée d'argent, qui pour fonder une famille, qui pour nourrir leurs enfants.

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