ELLES SE SONT RENCONTRÉES HIER À ALGER

Cent associations pour encadrer le mouvement populaire

Des représentants de près de cent Associations nationales ont mis en avant, samedi à Alger, l'impératif de «lancer un dialogue national inclusif» visant l'encadrement du mouvement populaire que connaît l'Algérie, appelant au changement du système et à l'édification d'une Algérie nouvelle. Les participants au «dialogue des acteurs de la société civile» organisé par l'Union nationale du mouvement associatif et de la société civile à l'hôtel Riadh, sous le slogan «L'Algérie...la nouvelle ère», ont appelé toutes les franges de la société algérienne à «ouvrir un dialogue national inclusif visant l'encadrement du mouvement populaire et à formuler, de manière efficace, les revendications des Algériens dans un cadre organisé».
Les participants à cette rencontre à laquelle ont pris part des représentants du mouvement associatif national, ont refusé de formuler des recommandations sanctionnant le débat ayant duré presque deux heures, estimant que la seule recommandation était de souligner l'importance du dialogue. Le président de l'Union, Gasmi Tayeb, a fait savoir que «l'organisation a refusé la formulation de recommandations pour ne pas être accusée de vouloir récupérer le mouvement populaire». Il a ajouté que l'Union comprenant près de 1 600 associations tendait à engager un dialogue auquel prennent part toutes les franges de la société pour débattre de toutes les idées et les solutions afin de sortir de la crise que vit le pays, appelant à «l'impératif d'abandonner cette culture de remise en cause». Aussi, les intervenants ont évoqué les revendications soulevées lors des manifestations populaires outre les aspects juridiques des différents scénarios pour sortir de la crise, mais aussi les mécanismes devant être activés pour assurer une transition pacifique du pouvoir et édifier une Deuxième République.