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MARCHES DE CE VENDREDI

Des partis réagissent

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«Bouteflika doit partir!»«Bouteflika doit partir!»

«Le mouvement populaire exige le démantèlement du système pour amorcer immédiatement le changement radical.»

Au lendemain des marches monstres à travers le pays, les partis politiques sont restés prudents. Rares sont les formations politiques qui ont réagi à cette nouvelle mobilisation. Dans son communiqué, Talaie El-Hourriyet considère que «le départ immédiat du président de la République et des forces extraconstitutionnelles, comme le demande le peuple algérien en marche, constitue une exigence pour l'ouverture de perspectives à la solution de la crise». «Alors que les Algériens insistent sur le changement, le pouvoir politique en place continue à feindre de ne pas comprendre le message populaire et se propose de faire un ravalement de la façade du régime», est-il relevé. «En persistant dans le déni de réalité et en choisissant de défendre avec acharnement la survie du régime chancelant et sa pérennité au détriment de la stabilité et de la sécurité du pays, les tenants du pouvoir portent une lourde responsabilité devant le peuple algérien et devant l'Histoire», peut-on lire sur ce document. Il a souligné que «la période cruciale que vit notre pays commande à l'opposition de serrer les rangs pour traduire les aspirations populaires en actions et initiatives visant à concrétiser ces aspirations». «Le contenu de la lettre à la nation de Bouteflika est tout à la fois une manoeuvre grossière pour sauver le régime et lui permettre de gagner du temps pour se préparer à de futures échéances électorales, et une manipulation pour diviser le mouvement de protestation et le détourner de sa trajectoire pacifique», est-il réitéré. Dans un communiqué posté par le député du PT sur sa page facebook, le PT dément «l'information selon laquelle, sa secrétaire générale a tenu une réunion informelle avec Lakhdar Brahimi à l'hôtel El-Aurassi». L'ancien président du RCD a également précisé qu'au moment de sa rencontre, dimanche dernier, avec Lakhdar Brahimi, ce dernier ne lui a pas donné l'impression d'avoir été chargé de quelque mission que ce soit puisqu'il lui a affirmé qu'il avait un déjeuner prévu à Paris pour le surlendemain, c'est-à-dire mardi, et qu'il ne l'avait pas annulé. De son côté, l'ancien diplomate et ex-ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, précise «avoir rencontré Lakhdar Brahimi, dimanche 10 mars à l'hôtel El-Aurassi à titre amical et informe qu'il n'a entamé aucune consultation avec lui». Pour nombre d'observateurs, «le mouvement populaire exige le démantèlement du système pour amorcer immédiatement le changement radical». Or, «même aculé, le pouvoir, dans sa fuite en avant, persiste à refuser de faire de vraies concessions», indique-t-on. Dès lors, «le peuple qui a pris conscience de sa force inflexible et invincible a fait monter la barre de ses demandes à la hauteur de sa mobilisation inédite et historique», a-t-on ajouté. «L'entêtement du pouvoir à tourner le dos aux demandes populaires, en voulant croire à son essoufflement, ne fera que renforcer les rangs de la protesta. «Il ne sert à rien d'essayer de gagner du temps par la manoeuvre et la ruse ou de recourir à la force et la répression.» «La transition vers un système démocratique ne peut être menée que par des représentants mandatés par le mouvement de protestation, notamment les jeunes, la société civile, l'opposition effective», soutiennent d'autres. Pour d'autres, «le pouvoir engage l'Algérie dans une impasse dangereuse».
Sur un autre plan, au lendemain des manifestations, la base du FLN en ébullition, aurait rejoint le mouvement populaire, tout en dénonçant la direction actuelle du parti. Les membres de l'instance dirigeante dépêchés pour lancer les préparatifs du prochain congrès du parti, dont toutes les instances ont été dissoutes par le chef de l'Etat, ont été tous hués et éconduits par la base. Le mouvement El Islah, l'une des formations qui ont soutenu le cinquième mandat, et le contenu de la lettre du président à la nation, propose «l'ouverture d'un débat entre les différents acteurs, en vue de définir les priorités de l'étape actuelle».

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