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ARRÊT DU HAUT-FOURNEAU

L'infernale spirale d'El Hadjar

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Le poumon de l'usine est toujours maintenu à l'arrêtLe poumon de l'usine est toujours maintenu à l'arrêt

Pénurie d'eau, panne d'électricité, inondation et rupture d'approvisionnement du minerai de fer. Décidément, le géant de l'acier n'est pas au bout de ses incommodités, en raison de situations qualifiées d'outrageantes.

Le haut-fourneau du complexe sidérurgique Sider El-Hadjar, à l'arrêt, depuis lundi dernier, n'a pas encore repris du service, apprend-on de sources internes au complexe. Cet arrêt préventif, était intervenu à la suite d'un manque sensible de minerai de fer. Disposant d'une réserve de minerai de fer pour seulement trois jours d'activité, du fait que le stock avait atteint son plus bas niveau, alors que le fonctionnement du HF2 exige un stock couvrant au moins un mois et demi d'activité, ce qui a contraint le staff dirigeant du complexe de décider l' arrêt du HF2, en guise de «mesure préventive».
Cette baisse du stock en minerai de fer au complexe El-Hadjar, est justifiée par le fait de la diminution du rythme d'approvisionnement en cette matière depuis les mines d'El Ouenza et Boukhadra dans la wilaya de Tébessa. Cette première situation retenue d'une part, sur le compte de la grève qu'avait connue la Sntf et le déraillement de trois wagons sur la ligne de la voie ferrée, Tébessa -Annaba en passant par Souk-Ahras, d'autre part. Toutefois, cette fâcheuse situation n'a pas impactée l'activité de production dans les aciéries. Celle-ci, au moment de la mise sous presse se poursuit normalement.
Car, selon notre source, les aciéries disposent des réserves nécessaires et suffisantes, en matière semi-finie pour continuer leurs activités.
Quant au poumon de l'usine le HF2 en l'occurrence, il est toujours maintenu à l'arrêt, et ce, jusqu'à l'acquisition de la réserve nécessaire à son fonctionnement.
En outre, pour aller au-devant d'une situation qui risque de s'étaler dans le temps et dans l'espace, une réunion regroupant, à Alger, le P-DG du groupe Sider, avec des responsables des ministères du Transport et de l'Industrie et des Mines pour trouver une solution dans les meilleurs délais. Il faut dire que l'entité qui sort peu à peu des zones de turbulence, occasionnées notamment par, les conflits de 2018 n'est pas au bout des surprises, après les coupures d'électricité, pénurie d'eau, les inondations de ses équipements en janvier 2019, et maintenant la rupture du stock du minerais de fer.
S'agit-il d'une simple coïncidence ou parcours de circonstances, ou bien un sabotage masqué? Quelle que soit la raison, l'impertinent dans la situation est que le gouvernement mise sur la promotion du secteur de l'industrie. Notamment sur le complexe d'El Hadjar, qui, depuis sa renationalisation à 10% en 2014, l'Etat a décidé pour remettre El Hadjar sur pied, un plan d'investissement global, d'un milliard de dollars, dont 720 millions d'investissements directs, tandis que 120 millions de dollars constituent les apports en numéraire des deux actionnaires. Ces fonds puisés des caisses du Trésor public n'ont toujours pas été remboursés. De même pour la seconde phase de ce plan d'investissement qui n'a pas encore été amorcée, alors que ce fleuron de la sidérurgie en Algérie est appelé à honorer des contrats internationaux. Pis encore, il est appelé à assurer aux 5300 employés, leurs salaires, au sein d'un complexe à l'arrêt.

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