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INTERNATIONALISATION DE LA CRISE ALGÉRIENNE

Benflis met en garde

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Le président de Talaie El HourriyetLe président de Talaie El Hourriyet

Pour l'ex-chef du gouvernement, «l'internationalisation de la crise se traduira nécessairement par l'ouverture de notre pays aux luttes d'influence entre puissances étrangères dont on sait l'effet ravageur sur les pays qui les subissent».

L'annonce du déplacement de Ramtane Lamamra en Russie et de Lakhdar Brahimi en Chine, a suscité moult interrogations. Pour quelle raison les deux diplomates s'envolent vers ces deux capitales étrangères au moment même où le pays est en passe d'une grave crise politique sans précédent? Pour le président du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, il pourrait s'agir d'une tentative d'internationalisation. Une erreur à ne pas commettre, a affirmé hier l'ex-chef du gouvernement en mettant en garde contre cette démarche. «Il est manifeste que ce régime a été alarmé par les déclarations de certains partenaires étrangers sur le droit du peuple algérien à manifester pacifiquement et l'élan de sympathie manifesté par l'opinion publique internationale, notamment occidentale, à l'égard du mouvement de contestation pacifique, dans notre pays», a indiqué Benflis dans une déclaration rendue publique. «Le pouvoir politique en place semble s'engager dans une campagne auprès des partenaires étrangers pour plaider sa propre cause, promouvoir la feuille de route du président de la République, déclarée nulle et non avenue par le peuple algérien, et solliciter la compréhension des uns, particulièrement les Occidentaux plus sensibles aux pressions de leur opinion publique, et le soutien des autres, notamment la Russie et la Chine», a-t-il ajouté. Il s'étonne de voir «un régime politique qui stigmatise l'ingérence étrangère lorsque certaines voix dans le monde s'élèvent pour soutenir le droit constitutionnel des Algériens à manifester pacifiquement» avant de s'interroger «le régime prend, lui-même, des initiatives qui vont dans le sens de l'internationalisation de la crise parce qu'il se sent menacé dans sa survie?». Pour l'ex-candidat, l'élection présidentielle de 2014, «la solution de l'impasse politique actuelle est entre les mains des Algériens et doit le rester. L'internationalisation de la crise se traduira nécessairement par l'ouverture de notre pays aux luttes d'influence entre puissances étrangères dont on sait l'effet ravageur sur les pays qui les subissent», avertit-il. «Le peuple algérien est résolument contre toute forme d'ingérence étrangère dans les affaires internes de notre pays. Il a crié haut et fort le rejet qu'il leur oppose dès les premières marches. Il ne tolèrera pas l'ingérence étrangère d'où qu'elle vienne et en aucune circonstance», a estimé Ali Benflis. Pour rappel, le chef de Talaie El Hourriyet a appelé, avant-hier, le président Bouteflika «à quitter dans l'immédiat» afin de permettre une sortie de la crise politique actuelle. Tout en rejetant la feuille de route présentée par le chef de l'Etat, Ali Benflis l'a accusé de vouloir «s'approprier les revendications populaires». Il a enfin appelé à maintenir la pression jusqu'à la chute du régime, tout en faisant la différence entre les institutions de l'Etat et le régime.

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