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CRISE POLITIQUE EN ALGÉRIE

La Chine adhère au principe de non-ingérence

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La Chine adhère au principe de non-ingérence

La position de la Chine est très mesurée. Elle affirme que la stabilité de l'Algérie est «dans l'intérêt fondamental de son peuple et de la paix dans les régions voisines».

Lakhdar Brahimi n'a pas eu à se déplacer à Pékin pour avoir la réaction de la Chine sur la crise algérienne. Hier et par la voix de son ministère des Affaires étrangères, le premier partenaire économique de l'Algérie, a réagi aux importantes manifestations populaires contre le régime. Geng Shuang, porte-parole des AE chinoises, a annoncé que son pays espère «voir l'Algérie faire avancer sans heurt son calendrier politique», a rapporté l'agence officielle chinoise Xinhua. La stabilité de l'Algérie est «dans l'intérêt fondamental de son peuple et de la paix dans les régions voisines», a également affirmé M. Geng, selon qui, la Chine «adhère au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays». La Chine est «convaincue que le peuple algérien a la sagesse et la capacité nécessaires pour explorer une voie répondant aux conditions de son pays», selon la même source. La position de la Chine est très mesurée. Elle adhère au principe de non-ingérence et n'espère que «la stabilité» du pays. La Chine semble ainsi fidèle à sa position de non-ingérence puisque, faut-il le rappeler, en 2011 et lors du «printemps arabe», Pékin avait critiqué l'ingérence occidentale, notamment en Libye. Et au-delà du «printemps arabe», la question de l'interventionnisme international, souvent mis en oeuvre par les pays occidentaux, agit plus que jamais sur Pékin comme un repoussoir. En ce qui concerne l'Algérie, la Chine a toujours eu de bonnes relations avec Alger et cela bien avant l'indépendance, puisque la Chine fut le premier pays non arabe à reconnaître l'institution du Gouvernement provisoire de la République algérienne et à établir des relations diplomatiques avec notre pays à partir du 20 décembre 1958. A cela vient s'ajouter le partenariat stratégique global signé en 2014 par le président Bouteflika et son homologue chinois. Pékin vend ses voitures, ses téléphones portables et son textile en Algérie où au moins 40.000 ressortissants chinois résident. En fait, la Chine compte énormément pour l'Algérie sur le plan économique puisqu'elle est présente dans plusieurs grands projets en cours. A titre d'exemple, la construction de la Grande Mosquée, de logements ou encore l'autoroute Est-Ouest et le port de Cherchell. C'est de là que découle l'importance de la position de la Chine par rapport à la crise actuelle de l'Algérie.

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