Accueil |Nationale |

IL ÉTAIT À ROME ET MOSCOU

La délicate mission de Lamamra

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Giuseppe ConteGiuseppe Conte

«Des forces occultes, des ONG et des individus développent des intentions d'ingérence et d'intervention dans nos affaires internes.»

A partir d'Italie où il a jeté un pavé dans la mare en évoquant des «forces occultes» qui en veulent à la stabilité du pays, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères a levé le voile sur un aspect pas encore abordé par les Algériens eux-mêmes dans la crise que vit le pays depuis près d'un mois.
Cette sortie jette une lumière nouvelle sur ce qui se déroule en Algérie, de sorte que jamais mission diplomatique n'aura mobilisé l'opinion nationale, comme l'est présentement la tournée européenne de Ramtane Lamamra. Reçus à Rome et Moscou, ces deux derniers jours, le diplomate a sur son agenda d'autres rendez-vous. L'intérêt qu'accordent les Algériens aux activités de Lamamra tient dans l'objet même de ces visites, essentiellement tournées vers la situation qui a cours en Algérie. De fait, Tout ministre des Affaires étrangères qu'il est, le vice-Premier ministre est parti à l'étranger pour parler de l'Algérie.
Si Lamamra parle aux partenaires de la situation du pays, c'est essentiellement pour les tranquilliser sur un état de fait qui peut inquiéter en raison de l'annulation d'un processus électoral, mais dont la gestion demeure sous le contrôle total, puisque reposant sur une opinion publique mûre et une réelle volonté du président de la République de transmettre le pouvoir de manière «ouverte et transparente». Ce sont d'ailleurs, les propos du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères lors d'un point de presse conjoint avec son homologue russe. «Abdelaziz Bouteflika a pris la décision de ne pas prendre part à cette élection et est entièrement prêt à transmettre le pouvoir de manière ouverte et transparente au président qui sera choisi via ce scrutin», a assuré Ramtane Lamamra, comme pour souligner l'intention du président Bouteflika de ne pas se dérober du verdict du peuple. «L'élection présidentielle se tiendra dans de nouvelles conditions: pour la première fois dans l'histoire du pays, pourront y prendre part tous ceux qui le souhaitent», promet Lamamra.
La veille de sa visite à Moscou, il était à Rome pour défendre les mêmes thèses. A l'issue d'un entretien avec le président du Conseil des ministres italien, Giuseppe Conte, le vice-Premier ministre a admis que pour «ceux qui observent de loin notre réalité, ont le sentiment qu'il se développe une situation potentiellement porteuse de risques».
Et le ministre de mettre en garde contre «des forces occultes, des ONG et des individus (qui) développent des intentions d'ingérence et d'intervention dans nos affaires internes», assurant que dans ces conditions, «c'est toute la nation algérienne qui, comme une seule personne, s'opposerait à ce genre de velléités».

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha